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Accident lors d’une bandido à Quissac

Corrections et addendum de l’article "Une bandido tourne au drame"

lundi 7 mai 2012, par Eric

La bandido du soir de la fête du Campoiral à Quissac
a vu un taureau s’échapper dans une rue perpendiculaire, blessant au passage 8 personnes dont 7 sérieusement.

Source :
http://languedoc-roussillon.france3...

Précisions sur les circonstances et réflexions sur le traitement de l’information

L’interview donnée par le maire de Quissac donne les précisions suivantes :
"Il y a eu un accident durant une bandido, un taureau a echappé aux chevaux et sur un endroit devant le foyer, parce que le circuit était fermé, sur un endroit qui fait partie du circuit, il y avait des gens sur les murs qui sont juste là, quand le taureau est passé derrière, beaucoup de gens ont sauté, et en sautant se sont très mal reçus, ils se sont blessés, le taureau a bousculé deux personnes, entrainant un gros émoi. Les pompiers et le samu ont été prévenus, ils ont vu tout le monde et à ce jour, on déplore une hypothétique fracture, des contusions. Il y a un enfant, et c’est justement lui qui aurait un risque de fracture et dont on attend les radios. "
http://languedoc-roussillon.france3...

L’information n’est plus celle qui avait été donnée par France Trois Languedoc-Roussillon initialement selon laquelle " Il (le taureau) a blessé sur son passage deux fillettes âgées de 8 ans et 10 ans, un garçon de 10 ans, trois femmes et deux hommes.", "huit victimes dont sept plus grièvement touchées".

Le traitement d’une information par les média donne un ton plus ou moins dramatique aux événements.
En l’occurence, la plupart des blessés l’ont été parce qu’ils ont sauté d’un mur, et non parce qu’ils ont reçu la charge d’une bête folle furieuse en dehors d’un parcours.

Qui recueille donc les informations ? comment savoir ce qu’il s’est réellement passé ?

Difficile de savoir. Selon Le groupement de gendarmerie du Gard " « L’animal a foncé dans la foule après avoir échappé aux cavaliers qui encadrent les lâchers de taureaux et renversé les barrières de sécurité »", information reprise par Le Parisien et L’indépendant. De son coté, France Soir insiste sur les importants moyens mis en oeuvre "25 pompiers, cinq ambulances et un hélicoptère du Samu" peut être pour remettre un peu de dramatique sur les blessures constatées par les médecins des secours « contusions et traumatismes divers sans gravité ». La source de l’info est citée "Actu France-Soir / Service Faits Divers (avec l’AFP)". C’est donc une agence de presse dont le travail sera repris.

Le midi libre joue la carte de l’info la plus complète reprenant les éléments des diverses agences certes, mais également l’analyse des faits tels que décrits par Mr le maire de Quissac.http://www.midilibre.fr/2012/05/06/....

Nous n’y étions pas. Nous faisons donc confiance aux medias pour nous rapporter ce qu’il s’est passé. En l’occurence, s’agissant de taureaux, le filtre sera toujours délicat à manier et la correction d’une information trop dramatique ne sera que rarement effectuée. Le site de France Trois Languedoc-Roussillon n’a par exemple pas corrigé sa phrase "Au total huit victimes dont sept plus grièvement touchées", qui laisse imaginer le pire dans un article selon lequel "L’hélicoptère est arrivé sur place. Sept personnes ont dû être évacuées vers l’hôpital de Nîmes."

Pour des plaies et bosses... S’agissant d’enfants, les secours ont des directives qui les poussent à agir avec le maximum de moyens. Lister les moyens mis en oeuvre comme base d’analyse ne doit pas occulter le fait que ces moyens ne témoignent pas de la gravité intrinsèque de l’événement, mais de la façon dont ces moyens ont reçu l’information, et donc de la tension émotionnelle liée à l’accident constaté. Si ceux ci ont été appelés par un cri "Venez vite un taureau a foncé dans la foule", il est évident que ...

Au surlendemain de la condamnation des élus du Grau du Roi, constater une dramatisation d’un accident était malheureusement à attendre. En effet, hormis le midi-libre, aucun des journaux n’a évoqué les circonstances dans lesquelles les gens se sont blessés.

En journalisme la "titraille" est importante. "Six personnes blessées en tombant d’un muret lors d’une manifestation" n’a pas du tout le même impact que "Le taureau fonce dans la foule : huit blessés"

A la lecture de l’information France 3, j’avais titré Une bandido tourne au drame... "Huit blessés dont sept plus grièvement" parmi lesquels des enfants justifiaient ce titre.

Aujourd’hui, souffrez que je change le titre de l’article en "accident lors d’une bandido à Quissac".

Première mise en ligne le 6 mai 2012

2 Messages de forum

  • Accident lors d’une bandido à Quissac Le 7 mai 2012 à 08:44 , par Salva

    "En journalisme la "titraille" est importante."

    Le site de France Trois Languedoc-Roussillon n’a par exemple pas corrigé sa phrase "Au total huit victimes dont sept plus grièvement touchées"

    blessures constatées par les médecins des secours « contusions et traumatismes divers sans gravité ».

    Je suis rassuré pour les victimes et souhaite qu’elles se rétablissent dans les plus brefs délais en gardant la Fe di Biòu qui les anime mais...

    Pourtant je croyais que le code de déontologie : vérifier les sources avant de publier - par exemple - était l’apanage de la profession. Si le sensationnel prend le pas sur l’information, les différentes sources d’information perdront la confiance des lecteurs et sans confiance...

    De plus, en ce moment où la Tradition est en danger ce n’est pas jouer la carte de la solidarité et du soutien que d’exagérer l’importance des faits. L’objectivité aurait suffi.

    Ceci, bien sûr, n’engage que moi.

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  • Accident lors d’une bandido à Quissac Le 8 mai 2012 à 20:48 , par Pernen

    On connait le défaut de la presse : la recherche du sensationnel.

    Il y a belle lurette que l’on n’a plus d’information objective. Quand des motards se cassent la figure en filmant la voiture du président élu, sujet sans intérêt, on n’en parle pas.
    Mais, techniquement, je ne comprends pas comment, sur un circuit fermé un taureau peut échapper et passer derrière un mur sur lequel, apparemment des personnes étaient assises.
    Bien sûr, il faudrait connaître les lieux mais, sans mettre en cause l’organisation de Quissac, il est clair que les organisateurs doivent être encore plus vigilants sur les conditions de sécurité.

    Il restera le problème de la liberté individuelle des attrapaires qui viennent à leurs risques et périls et des "spectateurs" imprudents qui affirment "qu’ils ont l’habitude".
    Cela n’empêche pas, après moult mises en garde, de voir ces personnes se retourner contre les organisateurs en cas d’accident. Ou plus exactement les assurances qui préfèrent encaisser les primes que payer la facture...

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