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Assemblée Générale 2010 de ’’Lou rasetaire pescalune’’.

samedi 8 août 2020, par Salva

C’était samedi 4 décembre 2010 à la salle Vauban (derrière la Gendarmerie) de Lunel à 18h30.

L’accueil était assuré
sur grand écran.
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A la tribune :

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De gauche à droite :
- Le Trésorier Marc DANIEL
- Le Président Jean-Luc RIBOT
- Mme Francine BLANC, édile afeciouna 2ème adjoint
- Mr Joël MOYSAN, édile adjoint Culture
- Le Secrétaire Thiery TOSAS
- La Secrétaire adjointe Marie GUIBERT
- Le Vice président Michel DAMOUR
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Le Président
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L’assistance

Honneurs aux membres actifs :

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Le verre de l’amitié

A la fin de l’Assemblée, nous avons noté la présence d’une quarantaine de personnes, élèves, parents, membres actifs...

La réunion démarrée comme toujours dans la bonne humeur et la convivialité s’est ternie après les différents rapports des membres du Bureau.

En effet, l’ensemble du Bureau sauf Michel Damour ne se représente pas pour la saison 2011.
Un nouveau bureau devra être constitué rapidement.

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L’Ecole de raseteurs de Lunel, Lou Rasetaire Pescalune édite un petit journal (4pages),
sous la houlette de Joëlle Chamik, où dans son éditorial
le Président Jean-Luc RIBOT donne son point de vue qui sonne comme un testament
empreint de bon sens, simplicité et intelligence :

- extraits :

(...) Je tiens à remercier les parents des élèves qui répondent présent à chacune de nos manifestations, venant parfois d’assez loin pour amener leurs enfants aux entraînements, aux courses et autres. Je remercie pour le coup de main qu’ils nous donnent lors de manifestations, comme la mise en place des salles et toujours avec bonne humeur.
Je remercie l’équipe du bureau et l’intendance qui fait du bon travail pour recevoir nos invités lors de manifestations de l’école, la personne qui met en page ce petit journal et le fait naître avant de le fournir à l’imprimeur.
Je remercie également les éducateurs qui, tout au long de la saison, font les entraînements et sont présents les mardis, vendredis et tout cela bénévolement.
Un grand merci aux personnes qui nous ont fourni des revues taurines afin que nos jeunes puissent s’instruire sur le passé de notre sport.
Je ne peux que dire à tous un grand merci car sans vous, je ne peux fonctionner et l’école non plus, surtout ne changez rien !.
 
L’école de raseteurs de Lunel doit continuer à fonctionner et doit tenir le rang qu’elle mérite de par ses arènes. Nous avons eu de bons passages et maintenant, nous sommes dans le creux de la vague. À quoi cela est-il dû ?
 
Nous avons vécu la bonne époque de l’école lors de sa création avec des garçons qui avaient envie de raseter, de se mesurer aux taureaux, de se faire un nom dans le monde de la course camarguaise. Ils n’ont pas tous été raseteurs, mais avaient une personnalité et chacun rasetait différemment, selon ses moyens avec des rasets courts, des rasets plus longs, des sauts des barricades en s’accrochant, sauts en mettant la main sur la planche, saut à la volée...
 
L’important, c’est de passer et toucher la tête pour ravir l’attribut.
 
Raset lent, rapide, long, enroulé, toutes les facettes étaient présentes selon le taureau et le combat qu’il menait.
 
Les Guerrero, Tognetti, Auguste, Canales, les frères Calvet, Fougère, Montoya, Crizy, Charrere, avec pour éducateur Robert Marchand, ça c’était une époque !!!
Ensuite, on a pu voir arriver plus près de nous David Messegué, Christophe Triol, Grégory Baccou, Dugarret... et toujours entraînés par Robert Marchand.
Plus récemment, Loïc Auzolle, Victor Jourdan, Arnaud Bonhomme, Bourmel, Santiago, Dubuc, Esteve, Ribera, Boutavin, Stenger, Frédéric Durand, Jeannot Ribot, Eric Granier...
Toujours plus près : Paparonne, Valette, Clarion, Estève, Charnelet, Guillaume Perez, Eric Grenier, Bouniol, Cartalade et j’en oublie.
 
Donc, à ce jour, l’école fonctionne mais aucun jeune n’est sorti et le niveau est plutôt bas.
Pourquoi ?
 
A mon avis, il n’y a pas de style, chacun s’identifiant à un raseteur des As, ce qui pour ma part n’est pas une référence actuellement.
Par le passé, Castro, Siméon, Rado, Chomel, Mancini, sont sortis avec leur propre style.
Un Dumas à gauche, n’avait pas le même raset que Jouanet ou Barbeyrac.
Un Ruas n’avait pas celui d’un Passemard.
 
Aujourd’hui, les rasets longs font que beaucoup avortent de par le placement des taureaux par les tourneurs, de par la vitesse de course du raseteur au départ qui, une fois à la tête, ne peut mettre la main à la rencontre du taureau mais après le raset, la plupart du temps, et encore, si le raseteur va à la tête.
 
Je pense que chacun doit raseter selon son physique et ses capacités sportives et ne pas essayer de faire des courses à pied au détriment de l’art du raset et de l’attribut à ravir. Cela fausse souvent la course d’un cocardier qui se livre fort au début, vu l’espace qu’on lui laisse, et qui se garde ensuite avec la fatigue.
C’est là que l’on voit que plus personne ne rentre dans son terrain pour aller le chercher et c’est le refus. On dit qu’il « rousigue », mais ce n’est pas le cas, c’est juste qu’il attend tout simplement le bon raset.
 
Les taureaux qui se livrent, tout le monde les rasete, pas toujours bien, mais on y passe. Les taureaux qui se gardent, on ne sait plus les raseter et pourtant, c’est dommage car c’est si beau de voir l’homme qui s’engage dans le terrain du taureau et court avec lui, l’accompagnant dans la sortie du raset.
 
Je sais que je vais avoir des personnes qui vont dire que je suis dans le faux mais pour moi, il n’y a pas une façon de raseter.
 
Il y a des taureaux différents et l’homme doit s’adapter pour prendre le ruban, car tel est le but de notre course camarguaise.
 
Bien sûr, c’est un sport mais aussi une technique. L’art du raset en est la partie la plus importante. Quant au saut, chacun fait comme il peut.
Bonnes fêtes
à tous.

Merci Jean-Luc !!!

Première mise en ligne le 12 décembre 2010

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