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Avant-propos

vendredi 8 mars 2019, par Salva

ENTRE LES DEUX GUERRES
À l’époque de la

MANADE DU LANGUEDOC
ARNAUD/RAYNAUD

Entre le 25.03.1920 et le 31.08.1934

.

.

Pourquoi écrire un livre ?
Transmettre aux autres le fruit de nos recherches ?
Laisser son nom dans une bibliothèque ?

Mais, maintenant, nous pouvons nous tourner vers le futur.
Je viens de lire le livre de Thibault Casanova sur les arènes de Lunel. C’est un livre qui a demandé beaucoup de travail, et qui nous livre des renseignements très importants. Il a été réalisé grâce à la lecture d’archives, de livres déjà édités et de souvenirs de certaines personnes.

Malheureusement dans un livre il y a des erreurs et lorsque l’on s’y réfère, on reproduit ces mêmes erreurs qui seront reprises et même parfois augmentées par d’autres.
Dans ce livre, parmi d’autres erreurs, concernant la manade du Languedoc (Arnaud-Raynaud) il y a à la page 66 :
« Le 3 juin 1934 un autre cocardier se révèle à Lunel.
Il s’agit de Lou Sarraïe.
Après quelques prestations dans des plans de charrettes de Nîmes… »

C’est une erreur ; Lou Sarraïé n’a jamais couru dans un plan de charrettes à Nîmes.
Le carnet de courses, et la comptabilité de la manade (les originaux) ne donnent à Nîmes que le 14 juillet 1932.

Dans l’article de "L’Echo du Vidourle" du 06.12.1936, il est dit que :
« Lou Sarraié débuta doublen le 14 juillet 1932 à Nîmes à l’occasion d’une capea populaire où il fut travaillé (si nos souvenirs sont exacts) par le bouillant « Canario » qui trouva ce jour-là un adversaire digne de lui…  ».

Mais l’erreur la plus grossière que j’ai pu voir dans des livres se trouve dans « Gens de Camargue » édité en mars 1999 pour Omnibus.
L’avant propos est écrit par Guy Dugas, Professeur à l’Université de Montpellier.

A la page V « …la Camargue n’a jamais été davantage qu’un « recoin », une centaine d’hectares (1), et pour bien assurer ces propos le renvoi nous indique :
«  1. Le delta actuel du Rhône représente une superficie de moins de cent hectares… ».
Ce qui ferait pour une superficie de 100 hectares un triangle équilatéral de guère plus de 4500 mètres de périmètre.
Même un Professeur d’université écrit des erreurs énormes qui malheureusement peuvent être reprises.
Sur un site les corrections auraient pu être faites. Sur un livre elles restent à tout-jamais.

Un ami, neveu de mon grand père, est originaire d’Aigues Mortes mais a fait ses études en habitant Saint Just. Il était docteur en Ardèche et y habite toujours.
Je lui fait parvenir les pages de Midi Libre concernant le milieu taurin. Après avoir reçu la page consacrée au livre de Migoule sur le Marquis de Baroncelli voici sa réponse :
« Il faudra prendre exemple sur Migoule qui a écrit " sur le Marquis et écrire un livre également, sur Alphonse Arnaud . Si le marquis est "l’inventeur " de la Camargue moderne, Alphonse Arnaud a été pendant sa longue présidence de la Nation Gardiane le mainteneur et l’initiateur de traditions camarguaises (je l’ai appris grâce à ton travail d’archiviste) sinon Alphonse Arnaud retombera dans l’oubli.
Fais-toi aider si ce travail te parait trop important pour toi tout seul, envisage une souscription pour juger de la possibilité de réaliser une telle œuvre.
Et bonne chance
 ». JR

Et voici ma réponse :
En premier, Migoule n’a pas écrit, à ma connaissance de livre sur Le Marquis.
J’ai vu, il y a environ 2 ou 3 ans, son travail, qu’il était nécessaire de faire. Il est allé au Palais du Roure et a scanné des centaines de photos concernant Le Marquis. Il a, par la suite, monté une exposition itinérante.
Avec Manu Pero, nous étions allés, nous aussi au Palais du Roure photographier (le scan n’était pas autant développé en 1987) des photos qui ont servi pour l’expo du centenaire d’Alphonse Arnaud.

En ce qui concerne Alphonse Arnaud :
Un livre est très difficile à réaliser sur lui car son activité est énormément vaste. Je ne voudrais pas faire comme certains qui écrivent des livres et qui chaque fois qu’il a de nouveaux éléments ressortent un nouveau livre qui reprend, en grande partie, le précédent et le complètent.

Dans un livre, tu es tenu à un nombre de pages, il est parfois difficile d’en éliminer.
Je préfère, pour le moment, compléter les données que j’ai sur lui (ce que j’ai recueilli est très important, et il en reste encore beaucoup à écrire ou à trouver).

Sache qu’une bonne partie a été donnée au secrétaire de la Nacioun Gardiano (mais il a démissionné de sa fonction depuis) pour être mis sur le site de la Nacioun. Actuellement ce site a des problèmes.
Pour ma part, je pense, bien que je sois un amoureux des livres (que j’achète et ne lis pas toujours) qu’il est préférable de tout mettre sur un site.
Bien sûr ton nom ne reste pas inscrit comme quand tu fais un livre.

L’avantage du site, c’est que tu peux y insérer des textes, des photos et également des films ou des enregistrements.
Il pourrait y être inclus une partie de la fête de son centenaire, que ce soit manifestations ou félibrée, avec ses chansons et ses poèmes. Le site, lui, peut évoluer, être enrichi à tout moment. Et tu peux croire qu’il y a vraiment de quoi. Il peut être également vu par beaucoup de personnes d’ici ou d’ailleurs.

Pour le moment, je travaille beaucoup sur la vie de la manade. J’aimerais l’avoir pratiquement terminé cet hiver.

En aurai-je le temps ?

Je pense, toutefois, que si j’en ai le temps, je ferai, ou donnerai à un site où l’on pourra trouver beaucoup sur Alphonse Arnaud (je n’ai toujours pas épluché le dossier sur le carillon, qui jouerait la Coupo Santo) qu’il voulait faire installer dans le clocher.
.
Et voici sa réponse :
«  Merci pour ce long message, je m’imagine toujours au siècle dernier, où seul le livre était le moyen d’informer et de mettre en mémoire l’histoire.
En effet la création d’un site informatique est sans doute le moyen de faire connaître et de conserver les documents y compris les vidéos, ce que ne peut faire un livre et il est possible de le compléter à tout moment.
Ainsi ton travail et la mémoire de notre célèbre compatriote seront préservés.
J’aurai, aujourd’hui, subitement changé de siècle, merci
Amitiés JR
 »

L’équilibre financier peut être mis en danger par des événements subits ou provoqués :
Le décès de Mme Arnaud (l’épouse du Prouvençau, qu’il nommait « Renarde  » dans ses carnets de comptes) semblant de rien elle avait une grande activité pour la manade.
Il suffit de voir sur les comptes tous les repas qu’elle faisait pour les gardians professionnels ou amateurs.
Le travail de relations du « Prouvençau » avec sa présence à Nîmes, Montpellier ou Arles qui fut ralenti dans les dernières années.
La mise en sommeil pendant une ou plusieurs années d’arènes : Beaucaire en 1930 - 1931.
Le changement de Directeur d’arène : Lunel.
Les courses ou spectacles faits et non réglés.
Le changement d’un Maire : Lunel en 1933 Mauras remplacé par Albert Fontanieu ; la manade n’assure plus la fête en 1933 et 1934 (fête donnée en adjudication qui est attribuée en 1933 à Lescot)
Fête qui sera assurée en 1935 par les frères Delbosc, nouveaux propriétaires de la manade du Languedoc.

Les évènements climatiques qui engendrent des frais supplémentaires : inondations, d’où frais de procès et paiement de dommages provoqués par la divagation des taureaux.
Une grosse perte de récoltes due à des inondations, mildiou, grêle… fait supprimer des fêtes votives.
Un click sur l’image pour l’agrandir

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Lunel

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