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Lou Para - Le Paré

Le Paré

mardi 12 juin 2018, par Salva

Considéré comme le vrai premier taureau cocardier de la course camarguaise.

MàJ : 12 juin 2018

Lengo nostro : Lou Para , paré, beau, élégant,
version francisée : Le Paré

JPEG - 38 ko

Le Paré , du manadier Étienne Pouly - Pouly I - était un fameux taureau cocardier.

Il est né en 1889 au mas de l’Eysselle près de Saint-Louis
mort en 1915 à la Tour du Valat.

fils d’une vache camarguaise et d’un étalon espagnol d’origine navarraise.

C’était donc un croisé espagnol, une véritable bête féroce, très armée, un peu "escourpiouna" (cornes en forme de pinces de scorpion).
Il ne fut jamais bistourné.

Ambroise Pouly - Pouly II - manadier, raconte :
« Ce nom lui fut donné parce qu’aux arènes de Béziers où il débuta comme "ternen" en 1892, il blessa à la jambe un certain Castanier, de Beaucaire, surnommé « lou Para ». Pouly fils, deuxième du nom (Brésillon), le sauta cinq fois sans perche puis eut du mal à s’en débarrasser.
La même année, à Béziers encore, dans une course avec quadrille espagnol, il blessa cinq hommes et la course dut être arrêtée.
Toujours la même année, à Beaucaire, l’Aiglon ne voulant pas le sauter, Brésillon piqué au vif le sauta quatre ou cinq fois à la perche mais il fut serré de très près. Voyant son fils en danger, le père Pouly voulut détourner le Paré mais en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, il les expédia tous les deux, heureusement sans mal, de l’autre côté de la barricade.
A dater de ce jour, il ne courut plus en "capea".

« L’année suivante à Uchaud (Gard), étant "quatren", il eut à faire avec le gardian Gédéon Mérignargues de Milhau dit l’Embut  [1], un Languedocien, qui n’échappa que de justesse à la tornade.

Le 2 mai 1897, il tua un homme en Arles. »
Cet homme s’appelait Giotti Lieutard, ouvrier chez Mistral.

Léon Héraud dit lou Pissarel* (le jeune Pisseur), raseteur de Lunel et lui ne se quittaient plus depuis leur premier affrontement en août 1895 à Marsillargues.
A la course du 22 juillet 1900, à Nîmes, il fut vainqueur de son principal adversaire, « lou Pissarel », qui abandonna la piste d’abord et toute lutte ensuite.

On mit plusieurs fois le feu aux arènes, au cours des discussions dont il fut l’objet.
Par exemple : à Lunel, Lou Paré s’échappa lors d’un embarquement. Il fut remplacé au pied levé. Le public crut, dur comme fer à une supercherie et le dimanche suivant, les arènes étaient mises à sac. (Lebrau, Fe di Biòu numéro 30)


Première mise en ligne le 3 janvier 2007

P.-S.

1.344

Notes

[1] l’entonnoir (!!!)

5 Messages de forum

  • Lou Para Le 12 juin à 13:01 , par Bernard

    "L’embut" l’entonnoir, très gros buveur avait pour nom Gédéon Mérignargues

    Répondre à ce message

  • Lou Para Le 12 juin à 14:10 , par Bernard

    L’Eyselle,
    mas situé au nord de Port Saint-Louis, on y apercoit encore un bouvau, bordé sur sa gauche par le grand Rhône, et au sud par le canal de navigation qui va rejoindre le golfe de Fos.

    Reconnaissable de loin, ce canal est bordé par des éoliennes .

    Au dessous de ce canal, toujours en bordure du Rhône, se trouve l’embarcadère du bac de Barcarin, puis Bois François,ou la manade Desfonds y a pâturé.

    Sur ce mas pendant des années, Paul Ricard y faisait cultiver de la "réglisse de bois", ( de la famille des papilionacées) " la fleur ressemblant étrangement a des ailes de papillon", qu’il faisait macérer pour son anis.

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  • Lou Para Le 12 juin à 14:15 , par Bernard

    Lou Paré a terminé sa carrière en 1907 ou 1908, donc en piste il a pu rencontrer Napaka et Belcita de Combet, et Prouvenço de Baroncelli.

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  • Lou Para Le 12 juin à 14:21 , par Bernard

    Pour son décès j’avais comme info décédé en 1916 à 26 ans sur le mas de l’Hôpital, à PSL au nord des éoliennes, a droite en direction Mas Thibert.

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    • Lou Para Le 20 juin à 08:06 , par Morra

      Bonjour,
      quelques infos sur la propriété de l’Eysselle (jadis Leisselle).

      Cette propriété doit sa notoriété à l’ile de la" Sacrestane" qui était toute contre la propriété pendant de nombreux siècles, elle s’est naturellement rattachée au terroir de l’eysselle en 1562.

      En 1222 elle est louée aux pêcheurs qui "les pescheurs qui pescheront auprés de ladite isle, continuront d’avoir l’usage comme par le passé, d’aborder ladite isle, d’y sécher leurs filets et de faire des cabanes et couper bois pour leur usage".

      En 1347 : le sénéchal de Provence permet a l’archevêque de faire des salins dans l’isle de la Sacrestane.

      Bien à vous
      M Morra

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