2021 : FINALE des As ARLES

dimanche 17 octobre 2021, par Tommy

Compte rendu succinct de la finale des As du Dimanche 10 Octobre 2021 à Arles.


Cette finale du trophée des As, la 70ème du nom, est le rendez-vous incontournable des passionnés de bouvine ; mais selon l’humeur, incontournable pour les uns, insignifiante pour les autres ; comme peut l’être la Cocarde d’or ou toute autre compétition.

Cependant, cette année, les goûts pouvaient être partagés :
— pas de grands taureaux majeurs qui déchainent les passions comme purent l’être Camarina ou Garlan ;
et
— pas de raseteur qui attire les foules.
Sur ce point laissez moi y revenir plus tard.

Tout de même cette journée pouvait bien être le rendez-vous des retrouvailles de Languedoc et de Provence (les régionalismes existent encore) ; le retour à une vie quasi normale sans masque ou presque sinon au moment des contrôles Pass.

Après des mois et des mois de frustrations, d’interdits, de manque de nos sports, nos loisirs, nos passions, nous arrivions enfin à pouvoir se retrouver en ce dimanche 10 octobre 2021.

En puis aussi et surtout, l’occasion de voir la vedette du moment se confronter enfin dans la même piste aux meilleurs raseteurs et face aux meilleurs taureaux j’ai nommé : Joachim Cadenas.

Le public venu en nombre ce jour-là me laisse penser que plus d’un y a cru.
Malheureusement les organisateurs et la fédération se sont bien gardés de nous dire que le raseteur s’était désisté trois jours auparavant et de ce fait nombreux furent les déçus de ne pas le voir en piste.

Mais comme je préfère voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, je vous dirais que ce fut non pas une belle finale, mais une belle journée.

Dans le rayon des satisfactions le Biòu d’Or en titre MUIRON qui sut honorer sa couronne et nous crédita d’une belle prestation. Les premiers attributs ont été levés dans ses déplacements avant qu’il ne trouve ses marques mais après ce fut une toute autre histoire.
Sens du placement, anticipation parfois à gauche, accélération, et finition corne pointée ou en tapant au ras des planches.

Certe Muiron n’a pas la puissance barricadière de Boumian, mais le danger reste constant.
Il n’y a qu’a se rappeler du moment de délivrance et de joie qu’a ressenti Marignan après l’obtention de la première ficelle il est vrai à 2.500 €.
Muiron pouvait retourner ensuite au toril sous l’air de Carmen conservant sa 2ème ficelle à 1.500€ en conclusion d’un excellente prestation.

Nous avons tous en mémoire les 1/4 d’heure manqués de Biòu d’Or en titre pour penser que les frères Andréo pouvaient rentrer sur Candillargues rassurés et heureux.

Au rayon des satisfactions toujours, CUPIDON de Cuillé en bon premier, vaillant qui doit affronter les 12 tenues blanches.
Il s’en sort bien et même s’il faiblit sur la fin de son 1/4 d’heure il retournera au toril porteur de sa 2éme ficelle sous l’air du toréador suite à quelques actions dynamiques.

Venait ensuite CHARRON de Rouquette, un peu plus dur avec sa façon de baisser la tête pour cueillir l’intrépide ; dans ce registre-là Zéchraoui s’est mis en valeur.
Le taureau du Mas des Pauvres a dominé les hommes en conservant ses 2 ficelles. La Présidence ne lui accordant pas les honneurs à la rentrée, a été copieusement sifflée.

En 3ème position CHICHARITO.
Francis Fassi son propriétaire me disait qu’il avait confiance en son taureau dans les grandes pistes ; il ne s’est pas trompé. Le taureau est réputé pour ses anticipations et la crainte est latente dès le début.
On ne se presse pas pour le passer, les rasets sont souvent à blanc, c’est à dire sans toucher le cornu. L’arrivée est parfois limite, le public vibre, les quelques passages sont calculés, sont serrés.
CHICHARITO rentre aisément ses ficelles pourtant primées à 1.500€ sous l’ovation et Carmen.
Pour moi le plus beau 1/4 d’heure de l’après midi.

En 5éme TRANCARDEL faisait ses adieux à la piste.
Que dire de lui sans être trop long : on se rappellera de ce grand cornu qui se jouait des hommes et des planches.

Pour terminer toujours dans le positif, BOUMIAN de Nicollin qui finit bien en bon barricadier.
Des poursuites rapides, serrées, des finitions violentes avec l’intention d’accrocher celui qui le provoque. C’est beau c’est énergique, faut pas trainer avec lui.
BOUMIAN rentrera sa 2 éme ficelle honoré par la musique et le titre de meilleur taureau par la commission du trophée.

Le coté négatif pour finir :
- 1/ l’absence de Cadenas.Sans rentrer dans les détails ; le fait que les organisateurs ne nous aient pas informé de sa décision même en début de course.
- 2/ le 1/4 d’heure manqué de MARLOU, certains voyaient en lui un futur Goya. Je veux voir MARLOU la saison prochaine avec un an de plus face à des hommes qui le provoquent comme à Chato et pas comme aux Grau du Roi.
- 3/ l’absence du taureau des Baumelles ou de Paulin ; mais il faut faire des choix ; la commission a tranché parfois face à l’humeur, au caractère des manadiers.
- 4/la prestation de certains raseteurs "absents tout en étant là" ;
- le non respect de TRANCARDEL malgré ses 15 ans.

J’exclus de cette remarque Katif qui mérite le titre de meilleur animateur et François Martin qui a "récolté "sur presque tous les taureaux.

Conclusion : un beau et mérité BIOU d’OR à MUIRON et un légitime vainqueur Vincent Marignan qui a su gérer ses courses, sa condition physique, sans blessure, un geste précis et efficace.

P.-S.

Malgré tout ce qu’on dit ou entend, on y retournera sur les gradins.


Tommy

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