Albert Chapelle, et son petit fils Florent Lupi ont fêté leur Cocardière d’Or 2011

vendredi 9 mars 2012, par Boumian

Les Impressions de Florent Lupi recueillies pour la fête de Gazette


Pour fêter sa cocardière d’or 2011, Albert Chapelle, et son petit fils Florent Lupi, avaient invité les responsables du trophée Philippe Thiers, des organisateurs, des raseteurs, la maison Ricard ainsi que les amis de la manade sans oublier Midi-Libre, La Provence mais aussi La Marseillaise qui est le seul journal qui fait régulièrement paraître des comptes rendus sur les courses de vaches cocardières.

Cette invitation généreuse, bien orchestrée par Florent Lupi désormais responsable de la sélection, des ferrades et de l’organisation des séminaires. Il était intéressant puisque l’occasion se présentait de poser trois questions à ce jeune manadier plein d’idées optimistes pour l’avenir de la profession, de la manade et de la course camarguaise.

La cocardière d’or à t’elle une relève ? et que penses tu des courses de présélections :
Oui Gazette a une relève. Deux ou trois vaches montrent le bout de leurs cornes, mais la plus en avant à pour nom Moustelo.
Cette vache est issue d’une bonne famille, peut être moins barricadière que Gazette mais avec une tenue exceptionnelle et une anticipation fulgurante.

Quand aux présélections c’est une bonne chose, elles permettent aux manadiers (surtout aux petits) d’apprécier le bétail avec des raseteurs dans des arènes. Loin de leur base elles ont un comportement différent . Dans le bouaou elles sont à la maison. Dommage que ce genre de course n’existe pas pour les taureaux. Il y a bien pour les mâles les courses de ligue mais… !

L’avenir de la course camarguaise : :
Il est sûr que l’on ne retournera pas comme avant .
Aujourd’hui, il y a d’autres exigences, de multiples règles parfois superficielles qui complexifient notre Course Camarguaise.
Malgré tout la course camarguaise a de beaux jours devant elle.
Ce qui est primordial, il faut attirer l’attention des jeunes qui, c’est sûr, ont des multitudes de loisirs, mais avec un travail en profondeur, on arrivera à les faire venir aux arènes.
Le succès passe par des actions régionales, le salon de l’agriculture c’est bien, mais il n’y a très peu de retour sur investissement même si la région prend en charge les frais. Les touristes qui sont accrochés se dirigent plutôt vers les spectacles de rue, taureaux piscines ou les courses d’Ecoles de Raseteurs d’accès moins onéreux, plutôt que vers celles des Trophées Avenir-Espoir et As-Elite 1 qui représentent le fleuron de notre tradition.

La manade Chapelle va-t-elle continuer à faire des spectacles de rue : :

Oui nous avons une bonne équipe de gardians qui nous permet de continuer (au passage je les remercie) et cela fait un complément financier pour la manade.
Par contre le jour où l’on va s’apercevoir que nous ne pourrons plus garantir la qualité des abrivado, d’autant que la réglementation des spectacles de rue devient de plus en plus contraignante, et bien nous réfléchirons à notre avenir dans cette activité.

Florent Lupi, très lucide ne pratiquant pas la langue de bois est plein d’espérance pour nos traditions, pour ce métier passionnant auquel il associe pleinement son bayle gardian Bernard GROS qui participe activement à l’élaboration du palmarès de la manade avec l’émergence de Gazette et Prince.

Longue vie à la manade Albert Chapelle et surtout réussite pour ce jeune manadier.

Boumian AUBANEL 1981

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