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L’Amicale des Gardians Salariés.

mardi 30 septembre 2014, par Archives

Suite à la décision prise en Assemblée Générale le 11 Décembre 2004 au Cailar commune du siège, l’ "Amicale" change de nom pour devenir :
"L’Association des gardians professionnels de taureaux et toros de Provence et de Languedoc".
NdW.

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Au Cailar où elle a son siège, l’Amicale des Gardians Salariés fêtait le 20 décembre 1997, son vingt-cinquième anniversaire. Une occasion de présenter ici cette association et de retracer son histoire.

Ceux qui ont rencontré André Bouix, ne serait-ce qu’une fois, se souviennent de lui, de sa voix rocailleuse et joviale, de son imposante stature...

Elevé au Cailar, à treize ans, le neveu de René Chabaud était gardianou à la manade Grand-Guillierme. De 1942 jusqu’à l’heure de la retraite, il sera le mayoral de la ganadéria Sol.

Une vie entière de cheval et de taureau fait réfléchir à bien des choses. André Bouix, épaulé de ses confrères, fut l’instigateur et le premier président de l’Amicale des Gardians Salariés de Taureaux.

Au nombre des membres fondateurs, on trouve entre autres noms ceux de Jacques et Armand Espelly, Jean Sol, René Jalabert, Marcel Guillarmet...

 Les débuts et les buts de l'amicale.

C’est en 1972 que l’association voit le jour et son premier objectif est de resserrer les liens et la convivialité entre gens d’une profession où l’on ne se rencontre guère. Le gardian est en permanence près de ses bêtes, parfois sur des lieux reculés.

Il y a certes déjà l’Antique Confrérie des Gardians de Saint Georges regroupant les gens de cheval depuis 1512, mais elle ne permet quasiment qu’une date de retrouvailles par an, à Arles, pour la fête du premier mai.

Un autre but était de développer plus encore l’entraide chez les gens vivant au contact des taureaux (sans différenciation entre camarguais et espagnols).

Ainsi, l’amicale devient de fait une mutuelle, plutôt modeste, avec des cotisations versées par ses membres, mais aussi avec des subsides financiers provenant des organisateurs de courses. A ses débuts, elle put être pressentie par quelques manadiers comme un syndicat alors qu’il n’en était rien.

Les cadeaux lors d’événements tels que mariages ou naissances, l’aide financière en cas d’accidents ou de décès font d’abord partie des modestes activités de l’amicale, et cela dans la mesure des disponibilités.

 Une plus grande envergure

Au fil des années, l’Amicale des gadians salariés est tout de même devenue plus représentative au sein de la F.F.C.C.

Ainsi son président siège aujourd’hui à son bureau et les gardians peuvent donc intervenir de façon officielle dans les discussions qui concernent la Course Camarguaise et son avenir.

De façon plus pratique et immédiate, avec surtout l’impulsion de J.-P. Durrieu alors qu’il en était le président, les gardians sont désormais consultés lors de la construction ou l’aménagement des torils et des barrières.

Aération, disposition des cases, système de fermeture des portes sont autant de points importants. En ce sens, le gardian complète la tâche qu’il effectue sur la manade, et chacun sait combien est grand l’attachement qu’il porte à ses bêtes.

Mais il doit penser aussi à sa propre sécurité et l’on se rend compte combien l’Amicale est indispensable.

Première mise en ligne le 15 septembre 2003

P.-S.

Texte de A.L.

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