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Le film sur Baroncelli à la télévision

mardi 10 janvier 2017, par Olivier CALLERIZA

Mercredi 11 décembre 2017 vers 8h50, Folco va vivre sur France 3 Sud.

Vincent Froehly a tenu sa promesse. Son film est terminé est sera diffusé.

Nul doute que ça va vibrer dans le pays.

L’invention de la Camargue ou la véritable histoire du marquis de Baroncelli

FRANCE 3 LANGUEDOC-ROUSSILLON
Un documentaire sur un personnage illustre, le marquis Folco de Baroncelli. Âme poétique, homme engagé, cultivé, qui, tombé amoureux fou de la Camargue, lui consacre sa vie.
Histoire d’un aristocrate devenu paysan et véritable mythe dans cette région du Sud du Languedoc...

Le marquis Folco de Baroncelli-Javon est né le 1er novembre 1869 à Aix en Provence et est mort le 15 décembre 1943 à Avignon.

Entre ces deux dates, cet homme a accompli une œuvre immense : l’invention d’un pays, en lui donnant une identité à travers la mise en place de traditions et de coutumes, d’un folklore riche qui est toujours en place aujourd’hui…

La Camargue est née d’un rêve : celui du marquis de Baroncelli.

© Vincent Froelhy Camargue...

Un film de Vincent Froelhy
une coproduction Supermouche productions et France Télévisions

A voir lundi 9 janvier 2017 au soir vers minuit sur France 3 Occitanie.
Rediffusion le mercredi 11 janvier 2017 vers 8h50 sur France 3 Occitanie et France 3 Nouvelle Aquitaine.
UN FILM HOMMAGE À BARONCELLI
Le marquis Falco de Baroncelli est l’un de ces illustres personnages dont le nom reste à jamais associé à une région, un territoire. Totalement inconnu au niveau national, on ne jure que par lui en Camargue.

© Supermouche productions Portrait du marquis Folco de Baroncelli

C’est une histoire d’amour, mais entre un homme et une terre, qui visiblement méritait d’être aimé comme une femme : le film nous entraîne dans ce récit où l’engagement du marquis de Baroncelli a eu des influences décisives jusqu’à aujourd’hui encore.

Rarement pourra-t-on témoigner d’une telle symbiose… et d’une telle volonté de mener haut une terre qui semblait être abandonnée aux proscrits, aux vagabonds et à quelques vachers sans grande importance…

© Vincent Froelhy Toro de Camargue

Ce film plonge dans l’histoire d’un lieu et d’un peuple : comment exister et faire exister sa culture à une époque où le jacobinisme français faisait rage, à l’époque où la révolution industrielle faisait foi d’un progrès qui allait finir par écraser le monde rural et paysan, et par là même faire disparaître la multitude de langues et cultures régionales ?

La Camargue dont les riches propriétaires rêvaient d’en faire une seconde Beauce française, drainée, aseptisée de ses marais et enfin rentable, eut à subir ce joug comme les autres régions : elle a failli devenir une région comme une autre.

Mais le marquis lutta de toutes ses forces pour cette culture, pour la langue provençale et pour ce lieu, à la manière d’un résistant face à la toute puissance d’un envahisseur !

PORTÉ PAR MISTRAL...ET D’AUTRES VENTS
Avec l’aide de son ami Frédéric Mistral, le Marquis de Baroncelli crée un journal en 1891, l’Aiòli, qui défend ce monde fragile, mais qui n’avait pas envier de se laisser piétiner et de mourir sans lutter.
Si Mistral menait le front dans les salons avignonnais, Baroncelli s’en va explorer le Sud, la Camargue. Et c’est le coup de foudre !

Il découvre un lieu où pour lui tout est possible…
Une sorte de page blanche sur laquelle il pourra inventer une histoire… son histoire qui deviendra une légende.

Dès lors tous les thèmes liés à la Camargue devenaient sujets et causes à défendre, luttes à mener, ou simplement articles dans l’Aiòli !
Le marquis mena avec lui vers les hautes sphères de la dignité cette Camargue et tout ce qui l’a compose : les vachers devinrent des gardians avec une noblesse dans leurs rangs et leur manière de monter ; les jeux camarguais populaires se transformèrent en jeux codifiés, nobles et valeureux rappelant les joutes des chevaliers ; la langue quittait le statut de patois pour devenir langue de poète à part entière, glorifiant les traits d’un pays porté par Mistral et d’autres vents encore, bonifiant la pensée et inspirateur au possible.

Bref, de sauvage, la Camargue est devenue noble ; d’insalubre, elle a atteint le sacré ; de terre sans avenir elle s’est métamorphosée en sanctuaire de la liberté.

© Vincent Froelhy Camargue...

Si les traces du marquis sont visibles partout dans la Camargue d’aujourd’hui (son symbole : la croix en forme d’ancre surmontant un cœur ; les règles des jeux camarguais, abrivado, courses camarguaises… ; la tenue des gardians ; le pèlerinage des gitans aux Saintes Maries de la Mer ; etc…), il faudra cependant s’interroger sur ce qu’il reste de cette culture qui fut au cœur de son œuvre.

Ce film en racontant l’histoire du Marquis de Baroncelli, homme un peu fou qui a toujours ouvert sa porte aux plus faibles et aux plus démunis, se veut aussi poème et réflexion, par amour total pour ce lieu merveilleux que seul l’hiver semble encore pouvoir sauver de lui-même et de ses faiblesses !

UN VRAI MARQUIS, UN VRAI HOMME

Il arrive qu’un homme "invente" un pays, Tel est le génie du marquis de Baroncelli, qui voua sa vie à la Camargue.

© Vincent Froelhy Maison des Baroncelli

LES INTERVENANT(E)S DU FILM
Rémy VENTURE, historien de la Camargue
Olivier CALLÉRIZA, photographe
Louis MILLET, Adjoint au conservateur du Palais du Roure
Fanette JUDLIN-HILLS, écrivain et ami du marquis
Pierre AUBANEL, manadier et petit-fils du marquis
Estelle ROQUETTE, conservateur du musée de la Camargue

5 Messages de forum

  • Le film sur Baroncelli à la télévision Le 10 janvier 2017 à 11:47 , par VOVO

    Je déplore que pour les gens en activité, l’horaire de passage à la TV n’est pas très judicieux (valable pour les 2 diffusions). Il y a le " replay " bien sûr...

    C’est vrai qu’au niveau national, Baroncelli est un inconnu (le cinéaste Jacques l’est moins). Pour ma génération de septuagénaire méridional ce n’est pas le cas évidemment.

    J’ai l’impression que la culture qui fut au coeur de l’oeuvre du marquis (le huitième), se dilue avec le temps.

    A plusieurs reprises, j’ai eu l’occasion de demander aux jeunes générations, si elles connaissaient Baroncelli (la réponse est plutôt négative !)

    Le clarensacois Serge Migoule a eu beaucoup de mérite de faire des expositions de photographies.

    Que peut faire l’éducation nationale pour la jeunesse ?

    Ou plus précisemment, que doit-elle faire ?

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  • Le film sur Baroncelli à la télévision Le 10 janvier 2017 à 11:53 , par Salva

    Ouuupppss !
    Dans les intervenants ils ont oublié André Roux dit "L’oncle", d’Aimargues.
    A la 20ème minute 54secondes
    Il apparaît au début avec Olivier, dans les près du Cailar... et commente le nombre de rasets dans une course.

    Dédé, tu faisais du cinéma avant, non ? B-)

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    • Le film sur Baroncelli à la télévision Le 11 janvier 2017 à 08:00 , par Sacripan

      Et il dit aussi une vérité :
      pour la question des arènes il y avait moins de refuges pour les razeteurs, d’ou une meilleure défense pour le taureau.

      Je ne dis pas de revenir aux plans de charettes, mais a un peu plus de difficultés.

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  • Le film sur Baroncelli à la télévision Le 11 janvier 2017 à 11:40 , par Bernard

    Une première réaction parmi ceux a qui j’avais transmis l’info de la diffusion de ce film : " un grand merci pour l’info, je me suis REGALEE !!!!!" Chantal

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