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Les communications (1 - 2)

samedi 25 novembre 2017, par Bernard

Extrait du manuscrit de Mr Poule, ingénieur des ponts et chaussées de la ville d’Arles, terminé en 1835,
— édité ou réédité par René Baranger.
— Je possède l’exemplaire N° 74

La Camargue eût pu profiter de ses roubines pour avoir de petits canaux navigables.

128/ La Camargue eût pu profiter de ses roubines pour avoir de petits canaux navigables
Les communications par eau sont sans contredit les plus favorables à l’exportation des denrées.
La Camargue située entre les deux branches du Rhône, n’aurait rien à désirer à cet égard, si les principales roubines qui dérivent du fleuve avait dès l’origine, été creusées dans l’objet d’une petite navigation.
Cette idée pourra paraître singulière et absurde. Il ne serait cependant pas difficile de prouver que les avantages de pareils travaux n’eussent pas été trop chèrement achetés par les frais d’établissement.
Le récurage, sur une longueur de dix mille mètres avec un plafond de 2 mètres de largeur, fait dans le canal du Japon, en l’an 12, après un long abandon de ce canal, n’a coûté que quatre mille francs.
La plupart des roubines dont je viens de parler sont d’anciens lits du Rhône, comme le canal du Japon, le re-creusement en eût été pour le moins aussi facile.

129/ Les avantages qu’auraient procuré ces petits canaux de navigation
Les eaux moins gênées dans leur cours qu’elles le sont aujourd’hui, prenant en conséquence un niveau plus élevé, eussent arrosé une foule de terrains que laisse arides la privation de se fluide, et tous les transports se seraient opérés de la manière la plus rapide et la plus économique.
On objectera que les alluvions fussent devenus plus considérables et en conséquence leur déblaiement plus coûteux .
A la bonne heure, mais avec les eaux actuelles il eût suffi d’introduire dans les roubines celles que l’augmentation de largeur aurait fait perdre par l’évaporation. Dès lors, le surplus des dépôts se fut réduit à un volume très peu appréciables.

130/ Les chemins sont les moyens ordinaires de communication dans la Camargue.
Dépourvue de canaux de navigables, la Camargue est, dans tous les sens, sillonnée par des chemins qui sont impraticables au roulage pendant uns grande partie de l’année.

131/ On distingue 4 chemins principaux
On peut réduire ces chemins à 4 principaux dont les autres ne sont que des embranchements, à savoir :
- 1/ Celui d’Arles à Notre Dame de la Mer, qui va d’abord sur le Baron et passe ensuite par une double direction, soit sur la rive du petit Rhône, soit à Méjanes pour longer le Vaccarès au couchant.
- 2/ Celui d’Arles aux salines de la basse Camargue, qui suit la roubine de la Triquette, la quitte au mas de Couronade, pour se rendre à Villeneuve et de là, côtoie le Vaccarès à l’est.
- 3/ Le chemin d’Arles à St Gilles, par les bords du petit Rhône, par la draillasse , ou par les mas de Gimaux, de Tort, Trompe Gueux, de la Furane et par le moulin à vent de Saliers
- 4/ Le chemin dit de Porte Ferrus, qui, tracé d’abord de St Gilles au Baron, entre les marais de Saliers et de Palun-Longue, ensuite du Baron à Ste Cécile entre les marais de Palun Longue et la Grande Mar, va joindre enfin la route d’Arles aux salines, la suit jusqu’auprès du mas d’Antonelle, et aboutit au Rhône, par le chemin des Quatre termes, à la pointe de la roubine de Bouic.

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