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Patrick FOUGERE

Ancien Président de l’Association des Raseteurs.

dimanche 25 janvier 2015, par Lise Gros

Un vieil article de 2002 tiré des Archives...

PFLise Gros  : Quand l’Association des raseteurs a-t-elle été créée ?

Patrick Fougère : C’est en 1963, à l’initiative des raseteurs.

L.G. : Depuis quand êtes-vous président ?

P F.  : Depuis six ans. J’ai succédé à Gérard Barbeyrac, j’ai été réélu deux fois puisque l’élection a lieu tous les trois ans. Notre assemblée générale aura lieu le premier dimanche de décembre à Lunel, je me représenterai car je trouve que ma tâche n’est pas encore terminée, il y a encore quelques points à améliorer.

L.G. : Qui a été le premier président ?

P F. : Francis San Juan auquel ont succédé Sicard, Bernard Fesquet puis Gérard Barbeyrac

L.G. : Combien avez-vous de membres actuellement ?

P F. : Nous sommes en tout 120 raseteurs et tourneurs, sur 145 au total.

LG  : Et les raseteurs de protection ?

P F. : Ils ne sont pas membres mais nous les invitons à l’assemblée générale. Chaque année, l’association demande à ses membres 50 F d’adhésion et à chaque course inscrite au Trophée, la FFCC nous reverse entre 10 et 20F

L.G. : Quel a été le but de l’association à sa création ?

P F : C’était de défendre l’intérêt des raseteurs en toute occasion. Lorsque je suis arrivé, existaient deux associations, la notre et l’A. D.1.R (Association de Défense des Intérêts des Raseteurs). Je voulais les défendre tous sans distinction : raseteurs et tourneurs. J’ai souhaité qu’il n’y ait plus qu’une seule association et Daniel Siméon a retiré celle dont il était l’initiateur. Les raseteurs ont donc rallié notre association.

L.G.  : Qu’entendez-vous par défense des raseteurs ?

P F.  : C’est à tous les niveaux. En cas d’accident par exemple, on monte une course pour aider financièrement ou le raseteur blessé ou sa femme et ses enfants, comme pour le décès de F Gibert. Cependant j’ai d’autres projets car les spectateurs qui apportent leur argent toute l’année n’ont pas à continuer là aussi. Je les en remercie, mais je demanderai plutôt à certains organisateurs de grandes arènes, de grandes finales ou de grandes compétitions de nous donner une somme par billet d’entrée pour nous aider. Cela nous éviterait de faire toujours appel aux spectateurs qui payent durant toute la saison. Nous créerons un compte qui servira à aider des gens en situation difficile. Souhaitons qu’il n’y ait plus de décès ou d’accident très grave. Nous défendons aussi les raseteurs en cas de litige, nous participons à la commission de discipline de la FFCC, et donnons notre avis selon que le litige a eu lieu en piste ou ailleurs. Nous ceuvrerons aussi, comme je l’ai fait par exemple en proposant un raseteur, un tourneur de plus dans les grandes arènes, ou en enlevant un au Trident d’Or car ce n’était pas justifié avec des taureaux jeunes.

L.G. : C’est donc là une amélioration des conditions de travail et du spectacle ?

P F. : Bien sûr. Je sais bien que je ne peux faire que des contents, mais je tiens compte de la base et non des intérêts particuliers. Le bureau actuel satisfait les adhérents.

L.G. : Quels sont les membres du bureau ?

P F.  : Le vice-président est Morade Bourmel, le trésorier Christophe Triol, le secrétaire Christian Garrido, ensuite viennent Thierry Félix, Sabri Allouani et une vingtaine d’autres, représentant tous les groupes et les tourneurs. Parmi eux, Richard Bruno et Romain Mascarin sont venus avec nous pour discuter avec les responsables des arènes d’Arles, par exemple, où nous avons été bien accueillis.

L.G. : Quel est le rythme des réunions ?

P F.  : Une par mois minimum et je participe aussi en tant que président à celles de la FFCC, puisque je suis aussi vice-président de la FFCC.

L.G. : Quels sont vos souhaits pour l’avenir ?

P F. : Nous voulons déjà augmenter un peu la cotisation pour que l’association vive mieux.

Je souhaite qu’à l’assemblée générale nous soyons le plus nombreux possible. je vais ce jour-là leur expliquer pourquoi nous pourrions faire un effort sur les crochets.

Je constate que nous faisons pas mal d’efforts et nous demandons aux manadiers d’en faire aussi, en particulier en ne demandant pas d’enlever un raseteur en grande piste car cela ne se justifie pas. II faudrait peut-être moins de rasets, mais ce n’est pas en enlevant un raseteur que l’on va protéger les taureaux.

L.G. : Est-ce qu’une modification du crochet est prévue ?

P F.  : Trois types de crochets ont été faits pour essayer d’améliorer leur usage et à l’assemblée générale, les raseteurs décideront si l’on doit en changer. Ils font des efforts mais on souhaiterait en voir aussi du côté de certains manadiers au niveau de l’encocardement.

Patrick Fougère et Morade Bourmel, qui nous a rejoint, parlent d’un autre sujet d’insatisfaction des raseteurs. Ils reprochent aux responsables du Trophée Taurin de ne pas avoir suffisamment rendu hommage, lors de la Finale des As, aux créateurs de ce Trophée : Georges Thiel, Marius Gardiol et Paul Laurent. Ils comptent leur décerner un coup de coeur lors de l’AG.

Les raseteurs regrettent aussi que le Trophée Taurin ait" tiré la couverture à soi" en ne regardant pas assez l’intérêt de la course camarguaise et en laissant de côté la FFCC qui oeuvre sans relâche pour le maintien des traditions taurines camarguaises.

Première mise en ligne le 15 mai 2002

P.-S.

2.210

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