Bouvine et Traditions
Bouvino e Tradicioun
 

Calendrier

« février 2020 »
L M M J V S D
27 28 29 30 31 1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 1
 

Aujourd'hui 20 février 2020

-Fête des coquillages : du dimanche 2 février 2020 au dimanche 23 février 2020 - à  CARRY LE ROUET
-Le mimosa fête la belle époque : du mercredi 19 février 2020 au mercredi 26 février 2020 - à  MANDELIEU-LA-NAPOULE

 

Accueil du site > Art & Culture > Poésie > Rivages des Saintes

Rivages des Saintes

jeudi 4 août 2016, par Bernard

Poème ...

"Quand la mer courroucée, sous l’effet de la vague,
Enlise les épis, menace le village,
Quand l’envahissement se répand sur la rive,
En se brisant aux blocs, il éclate, il fulmine,"

Quand la mer courroucée, sous l’effet de la vague,
Enlise les épis, menace le village,
Quand l’envahissement se répand sur la rive,
En se brisant aux blocs, il éclate, il fulmine,
Dans un grondement sourd, imitant le tonnerre,
D’amertume il vomit sa puissante colère,
Éclaboussant partout, écrasant à la fois,
L’immense tas de pierres, allant même au-delà,
Inonde la jetée, le chemin de ceinture,
On voit de l’eau partout, même les devantures,
des maisons, les toitures, regorgent d’humidité,
Et le vent d’est soufflant, ne fait que l’aggraver,
Pauvre pays Saintois, cher a notre nature,
Resteras-tu longtemps, voué à l’infortune ?

La ville d’Ys, raconte la légende bretonne,
Fut engloutie par les flots, parce que personne,
ne croyait à une fin tragique, on avait bien le temps,
D’attendre les événements qui se produiraient, pour autant,
La négligence des uns, est une chose triste en soi,
Quand les autres savent, maintenant, ce qu’il arriva,
Or, en fait est certain, c’est que dans notre pays,
On se soucie fort peu, de cette tragédie,

Et pourtant, la mer ronge a son aise,
Le littoral Saintois, cela ne vous déplaise,
Il a suffi, de 80 années, pour être grignoté,
D’une plage très belle, laquelle s’étendait,
Du Grau d’Orgon, à la pointe des Sablons,
Les anciens du pays, envie, vous diront,
Que dans leur prime jeunesse, pour atteindre la plage ,
Il fallait s’obstiner, marcher d’un pas de sage,
Seuls, les mulets bâtés, atteignaient le rivage,
Transportant aux pêcheurs, victuailles, breuvages,
Ramenant au village, poissons et crustacés,
Péchés la veille, pour les vendre au marché.

De nos jours, les temps ont bien changé,
La plage d’autrefois, celle de nos aînés,
Disparue à jamais, qu’il ne faut s’y méprendre
On risque de sombrer, comme dans une étreinte,
La mer enserrant fortement, notre chère cité,
Rien n’est sauvegardé, il faut la protéger,
Contre les coups de mer, ces houleuses rafales,
Qui font trembler la terre, déblaient sur leur passage,
Tout ce qui est obstacle, et d’un seul coup de dent,
Risque de réduire, notre ville, au « Néant » ?

P.-S.

12/12/63 E.S
- ES étant les initiales de son auteur, Emile Sidobre, dans La Camargue et les Saintes
- Ce texte étant sans titre je lui ai attribué le titre de : Rivage des Saintes

Répondre à cet article