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Andalou... En savoir plus.

lundi 10 janvier 2011, par Simbèu

Plutôt que de laisser des articles isolés dans "PARLONS BOUVINE" voici ce qu’écrit notre ami "LIBERTE" au sujet du Biòu... oublié à la finale 2010.

ANDALOU, LE GRAND ABSENT DE LA FINALE DU TROPHEE TAURIN (Journal La Marseillaise du 29 octobre 2010).

Le feuilleton « ANDALOU » va vraisemblablement alimenter les conversations hivernales de tous les passionnés du peuple de la Bouvine. Après que mon ami Benjamin CLUCHIER se soit livré à une analyse on ne peut plus perspicace sur ce même journal le 1er octobre, article intitulé « Plaidoyer pour un cocardier » sur la situation faite au manadier ESPELLY-BLANC, je voudrais y ajouter, connaissant cette manade et le sérieux des gens qui s’en occupent, ma note personnelle.

C’est en 2008, que l’Association Taurine Camarina de Beaucaire, par la voix de BD, va rendre un brillant hommage à ANDALOU, meilleur taureau de la première journée de la Palme d’Or en ces termes :

……. Chers amis Camariniens, en Août 1987, il y a 21 ans, j’ai rencontré Albert ESPELLY chez lui aux Saintes-Maries de la Mer. Un moment rare auprès d’un homme O combien rigoureux. Je lui ai demandé entre autre : "Qu’est-ce qu’un grand taureau ? Alors il m’a dit de sa voix si particulière :

"Cela dépend de ce que l’on entend par taureau de très haut niveau. Si on entend par là le sens du combat, le sens de la place, qui sait prendre le pas sur ces adversaires, qu’il leur pose un problème insoluble, en un mot, qui a l’intelligence du combat et le sens de l’anticipation, alors là oui ! Chez moi, il y a ce type de taureau". Il y a 21 ans, Albert ESPELLY m’avait décrit avec précision « ANDALOU ».

Passons rapidement sur sa saison de 2009, toujours excellent et en pleine forme pour arriver en 2010. A 15 ans il réalise 6 grandes courses dont 5 courses énormes.
- Arles le 28 mars : dominateur de bout en bout,
- Saint-Gilles le 2 mai : maître des lieux, il remporte « la Biche d’Or »,
- Beaucaire le 31 mai : inabordable aux ficelles lors de cette finale du Muguet d’Or,
- Beaucaire le 26 juillet : brillant vainqueur de la Palme d’Or avec l’éloge du Midi Libre sous la plume de D.Azema : « chez les taureaux, c’est Andalou le héros du jour et de la compétition d’ailleurs ! Du sérieux, du solide et avec ça une magistrale autorité….les raseteurs ont fait choux blanc face à un impitoyable dominateur. Andalou avec ses 14 ans passés n’est pas tombé de la dernière pluie. Pas question de lui faire prendre des vessies pour des lanternes…..ses adversaires aimeraient bien le prendre à la faute mais…Andalou n’est pas Flamenco »,
- Vauvert le 22 août : ce n’est pas un grand Andalou, mais il s’impose nettement,
- Châteaurenard le 12 septembre : intraitable lors de la finale des Maraîchers en rentrant ses ficelles devant un public debout.

Après tout ce qui précède, l’afeciouna lamda aura du mal à comprendre qu’un tel phénomène ne se retrouve pas dans une finale que le trophée taurin affiche comme la compétition phare de la course Camarguaise. D’autant plus que d’aucun parlait déjà, plusieurs semaines avant la finale des favoris parmi lesquels, sans aucun ordre de préférence, figuraient Andalou, Guépard et Rodin. Le fait qu’Andalou n’ait pas eu une seule voix au palmarès des meilleurs taureaux de l’année discrédite cette compétition. J’en veux pour preuve cette demi-entrée aux arènes de Nîmes. Et que l’on ne vienne pas nous dire que le report de la course pour cause de pluie le dimanche précédent ou le froid y sont pour quelque chose. Cavaillon, Bellegarde et Marguerite ont attiré une partie de la clientèle qui se pose de plus en plus de questions.

Nous laisserons le mot de la conclusion à la famille BLANC-ESPELLY. leur opinion prévalant sans aucun doute sur ceux qui se croient au dessus de toutes les contingences du monde taurin. En tant qu’éleveurs, ils savent la somme considérable de travail qu’ils doivent effectuer pour amener un taureau à un tel niveau. Ne serait ce que pour cette seule raison, nous leur devons tous le respect, sans exclusive. Toute autre approche n’est pas recevable au risque d’y perdre sa dignité.

« Andalou représente l’archétype même de notre élevage. Quand il a remplacé Virat, double Bioù d’Or, quinze jours après avoir gagné sa première Biche d’Or, les portes des grandes arènes se sont ouvertes devant lui. Durant toutes ces années, il a dû prouver sa valeur à la 4ème place et personne n’a trouvé qu’il l’usurpait. Il a rarement failli, même si souvent les présidents de courses de l’ont pas primé à la hauteur du danger qu’il représentait et je me dois de remercier les quelques raseteurs qui l’ont affronté avec un grand courage.(……). Enfin, cette dernière saison, comme si Andalou l’avait compris il a mis la barre encore plus haut. Je pense que la course de la Palme d’Or à Beaucaire restera dans les mémoires quand, la dernière minute annoncée, le public se lève pour une ovation et que les raseteurs s’arrêtent pour l’applaudir (…….). La saison prochaine, il fera ses adieux et sortira par la grande porte de Beaucaire, la lumière il l’a déjà gagnée dans le cœur des afeciouna par l’émotion qu’il a transmise et les réactions qu’il a suscités.
Manade BLANC-ESPELLY »
.

Est il utile d’en rajouter ? Ceux qui l’on sanctionné feront leur acte de contrition pour ses adieux en 2011. Mais auront-ils le courage d’aller le saluer une dernière fois ?

Première mise en ligne le 10 janvier 2011

P.-S.

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