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VENTADOUR de Jean Lafont (2/2)
par Marcel Pol

dimanche 22 mars 2020, par Salva

Ventadour :, descendant de la pure race des Combet-Granon (...)

- Un cocardier vedette
- 1979 : 2ème BIÒU D’OR
- 1980 - 1981 : Ça continue

UN COCARDIER VEDETTE

En 1978, Ventadour est donc devenu un cocardier vedette des courses camarguaises, et va faire partout grandement honneur à sa devise, notamment à Nîmes, Lunel, Beaucaire, Chateaurenard.

Mais en fin de saison, il va être quelque temps éclipsé par un taureau-ouragan aux fantastiques coups de barrière, et Ringo de Blatière va le détrôner du Biòu d’Or.

Mais quelle revanche pour Ventadour le jour de la finale du Trophée des As en octobre à Nîmes ; c’est lui qui sera le meilleur cocardier — et quel cocardier — et gagnera le titre de meilleur taureau de cette finale 1978.

Enfin pour terminer en apothéose cette saison 1978 pas récompensée à sa juste valeur, Ventadour va à Pérols avec le jeune Chomel qui déjà à Nîmes avait été pour beaucoup dans le succès de Ventadour.
Ce fut une course mémorable, et tous ceux qui ont eu la chance d’y assister ne sont pas prêts de l’oublier.

1979 : 2ème BIÒU D’OR

En 1979 Ventadour, meilleur que jamais, va entreprendre la reconquête de son titre.
Il court 10 fois pour 10 grandes courses, dont quelques-unes vraiment supérieures où il parvient même à dominer les hommes, notamment
- à Lunel où il sort le grand jeu ;
- à Chateaurenard où il est supérieur et impose un travail de haut niveau ;
- à Nîmes où il est souverain et reste maître de la piste.

Il est donc tout naturellement couronné une 2ème fois Biòu d’Or aux arènes d’Arles après avoir étalé toute sa maîtrise et son sens du combat le 1er avril, le 3 juin et 19 septembre à Lunel ; le 22 avril à Nîmes ; le 1er juillet et le 5 août à Chateaurenard ; le 22 juillet à Beaucaire ; le 19 août à Vauvert ; le 1er novembre à Arles et pour terminer la saison taurine le 11 novembre à Mouriès.
Cette année là, il est également désigné Cocardier d’Or 1979, par le Club Taurin "Le Clairon" de Beaucaire.

1980 - 1981 : ÇÀ CONTINUE

En 1980, Ventadour continue sa remarquable carrière de cocardier.
Il est très sollicité et court 12 fois :
- le 30 mars et le 25 mai à Lunel ;
- le 30 avril et le 20 juillet à Beaucaire ;
- le 11 mai et le 24 août à Mouriès ;
- le 8 juin à Saint-Gilles ;
- le 6 juillet et le 5 août à Chateaurenard ;
- le 20 septembre et le 12 octobre à Nîmes ;
- le 26 octobre à Vauvert.

Il ne faillit jamais à sa réputation et il est à chaque course.le meilleur cocardier du lot (super-royale ou concours de manades).
Mais c’est le 20 juillet à Beaucaire qu’il réalise sa plus grande course de l’année, avec un remarquable sens du combat et une sublime "alegria", pour créer la grande ambiance des courses camarguaises, et recevoir de vibrantes ovations du nombreux public enthousiaste.

- Il s’attribue ainsi pour la deuxième année consécutive le Trophée du Cocardier d’Or du Club Taurin "Le Clairon" de Beaucaire.
- Il gagne aussi le Prix du meilleur taureau de la Finale du Trophée des As à Nîmes.
- Il reçoit le Diplôme d’Or du Trophée de l’Aficion, le 19 octobre à Arles.
- Il s’adjuge enfin, le Prix du meilleur taureau de la saison taurine à Vauvert, le 26 octobre.

Ventadour devient ainsi le cocardier le plus récompensé de sa génération ; un cocardier qui fait l’unanimité dans la bouvine par sa caste, sa bravoure et sa merveilleuse combativité jamais prise en défaut.

Alors le manadier Jean Lafont n’hésite pas à m’écrire :
" Ventadour est le meilleur taureau de la manade Granon depuis que j’en suis propriétaire, supérieur à Cafetier, Pescaluno, Virgile, Mario, Cailaren et même Cosaque. _ Le jour où il est allé représenter la manade en 1975 au Trophée de l’Avenir à Beaucaire, il remplaçait Périclès qui s’était rendu célèbre cette année-là, par une course sensationnelle à Aimargues, et qui venait de recevoir un coup de corne.
Il était inconnu et j’avais un peu honte, quand il apparut en piste de son gabarit de vache. Il fut malgré ce — bien qu’il n’obtint pas le Trophée — le maître cocardier de cette compétition des taureaux de l’Avenir.
Finalement, c’est cette petite taille qui l’avantage, car il pivote sur ses pieds arrière comme une. vache cocardière.

— Et le manadier Jean Lafont d’ajouter :
« Depuis cette finale, Ventadour a toujours été bon et n’a jamais failli à sa réputation.
Mais parfois je m’interroge, et je me demande si je le préfère quand il fait une grande course face à peu d’hommes, ou quand il se montre infatigable devant tous les as du crochet.

Cependant, si je devais donner une réponse précise à la question : "Quelle a été la meilleure course de sa carrière ?", je dirais sans hésiter, la course de la Finale du Trophée des As 1978, à Nîmes, en raison de la présence de tous les as du crochet et du prestige des arènes de Nîmes. »

Mais Ventadour ne s’est-il pas encore surpassé le 17 mai 81 aux arènes de Beaucaire à l’occasion de la finale du Muguet d’Or ?
Et que sera 1981 pour Ventadour cet étonnant cocardier ?

Toujours est-il qu’au 14 juin 81, il a couru 4 fois :
- le 19 avril à Lunel,
- le 2 mai à Nîmes,
- le 17 mai à Beaucaire,
et
- le 14 juin à Port-St-Louis-du-Rhône.

4 grandes courses, pour le plus grand bonheur de la fameuse devise verte et rouge, de son propriétaire Jean Lafont, et de tous les amateurs de courses camarguaises qui l’apprécient à sa juste valeur, et lui souhaitent de continuer encore longtemps à les faire vibrer dans les arènes méridionales.

Ventadour sur Patrick Castro, Lunel le 28 octobre 1984

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