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Arènes d’Eyguières

Histoire

vendredi 29 août 2014, par Bernard

Histoire :
Un enclos serait attesté à Eyguières dès la fin du 19e siècle, mais il aurait été abandonné dans les années 1910.
Les courses se déroulèrent ensuite dans des arènes démontables jusqu’en 1926.
A cette date, un particulier finança la construction d’arènes en réutilisant un ancien moulin à recense communal construit en 1787.
Elles deviennent arènes municipales en 1954-1955.

Elles sont homologuées à 600 places assises.

P.-S.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel Epoque : 4e quart 18e siècle ; 1er quart 20e siècle

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13 Messages de forum

  • Arènes d’Eyguières Le 31 décembre 2014 à 11:18 , par Morra

    Bonjour, à votre connaissance, quelles sont les plus anciennes arènes (course libre ou corrida) de tout le sud de la France ? Merci d’avance M Morra

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    • Arènes d’Eyguières Le 31 décembre 2014 à 11:45 , par Salva

      Pour ce qui est du combat avec un toro brave (avec un minimum de règles) on peut observer que :
      - En France, la première corrida de type espagnol est signalée le 17 janvier 1701 à Bayonne où elle a été organisée par le échevins de la ville en l’honneur du passage de Philippe V d’Espagne (Lafront 1993, p. 31).
      - En Camargue, dès le XVIème, Catherine de Médicis (1519-1589) puis Henri IV (1553-1610), président une course donnée en leur honneur à Arles. Tojours dans cette ville, ce sera Louis XIII qui présidera la fête, puis Charles X, puis Louis XVIII. (Popelin et Harté 1970 et 1994, p. 78).

      De ces faits on pourrait en déduire que pour le Sud-Ouest ce sont les arènes de Bayonne les plus anciennes et que pour le Sud-Est ce serait Arles.

      Pour ce qui est de la course libre nous pouvons trouver des indications sur ses origines et son encadrement surcet article :
      Quelques noms et dates remarquables :
      repères pour une histoire de la Course Camarguaise.

      Voilà - peut-être ? - quelques éléments de réponse.

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    • Arènes d’Eyguières Le 1er janvier 2015 à 11:57 , par Bernard

      Il est évident que les édifices romains, Arles et Nîmes,dénommés au tout début cirque et non arène, le terme arène s’est généralisé quand la grande majorité des spectacles furent ceux des tauromachies.
      Il est évident que ayant été construites vers le 1er siècle de notre ère ce sont les plus anciens.
      Mais si l’on considère un édifice construit vraiment pour la tauromachie, en priorité, il y en a qui ont un certain âge, pour ne pas dire un âge certain.

      Je vous donne ce que je sais (construction avant 1900) :

      13 Châteaurenard 1880
      13 Eyragues 1863
      13 St Rémy
      30 Alés 1891
      30 Beaucaire 1855
      34 Béziers 1897
      34 Lunel 1861

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      • Arènes d’Eyguières Le 1er janvier 2015 à 16:53 , par Bernard

        On me signale une erreur que j’aurais commise au sujet de la date de construction des arènes de Beaucaire ce n’est pas en 1855, mais 1885. merci Liberté.

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      • Arènes d’Eyguières Le 2 janvier 2015 à 09:05 , par Morra

        Bonjour, merci pour la rapidité de vos infos.

        A Arles la plus ancienne Arène de la région ?
        Il y avait à Arles, en 1787 une arène pour la tauromachie au "clos St Antoine" il se situait dans la partie Est de la ville,où sont actuellement les Ets Athenoux Matériaux contre le cimetière Arles-Ville sur le Bd Émile Combe.

        Le clos St Antoine, fut acheté par la ville d’Arles à Mathieu Cartier le 2 octobre 1779 pour la somme de 3301 livres. Il est possible que cet achat soit en rapport avec une décision de la municipalité de construire l’arène. J’avais en 1996 trouvé aux archives d’Arles des documents (Amis du Vieil Arles bulletin de 1996).

        Presque deux décennies après avoir trouvé ces écrits, de nouvelles précisions sur ce lieu oublié de la tauromachie Arlésienne vont nous éclairer sur cet endroit que j’avais qualifié à l’époque "d’arène de fortune", faute de précision.

        Ce nouveau document toujours des archives d’Arles, précise bien que c’était de véritable arène avec gradins de 1 er et seconde classe, des cages pour les animaux etc...
        Je suis en train de peaufiner l’article.

        M Morra

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        • Arènes d’Eyguières Le 2 janvier 2015 à 11:14 , par Bernard

          Donc en bas et en face de la Major

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        • Arènes d’Eyguières Le 2 janvier 2015 à 11:33 , par Bernard

          J’ai retrouvé l’article, effectivement vous avez fait cet écrit dans le bulletin des Amis du Vieil Arles N°94 de septembre 1996.

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          • Arènes d’Eyguières Le 2 janvier 2015 à 16:43 , par Morra

            Le dernier document trouvé récemment aux archives d’Arles, apporte des précisions sur l’article que j’avais écris en 1996, c’est un état des lieux suite à des dégradations faites par plusieurs hommes. Leurs noms figurent dans le PV. Une description assez précise de l’arène y figure. M Morra

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          • Arènes d’Eyguières Le 22 janvier 2015 à 18:34 , par Morra

            Bonjour, je viens de mettre en ligne sur mon blog, le document des archives d’Arles sur les arènes du Mouleyrés à Arles au 18 eme siècle.

            Tapez "les petites histoires du pays d’Arles"

            Bonnes lecture M Morra

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        • Arènes d’Eyguières Le 2 janvier 2015 à 11:59 , par Salva

          J’ai proposé Arles car, d’après ce que j’ai pu lire, c’était la première manifestation taurine codifiée dans la manière de tuer le toro.

          Qu’il y ait eu des jeux d’autre nature avec des animaux divers (lions, loups, chiens, ours,...) nécessitant leur enfermement dans des cages ou autres moyens de rétention c’est, me semble-t-il, un autre sujet.

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          • Arènes d’Eyguières Le 2 janvier 2015 à 14:19 , par Liberté

            ARLES sans doute, mais Beaucaire n’était pas en reste..

            Malgré l’ordonnance de 1662 qui interdit les courses de taureaux, voici un fait divers lourd de conséquence qui se passe à Beaucaire cette année là :
            le Prince de CONTI , Armand de BOURBON, qui est gouverneur de la province du Languedoc viendra plusieurs fois à Beaucaire et l’une de ses visites devait mal se terminer pour les beaucairois et pour les taureaux :

            "ce jour là, le prince étant à Beaucaire apprend que , malgré l’interdiction officielle formulée dans l’ordonnance citée plus haut, une course de taureaux a lieu au moment même sur le territoire du domaine de Prémont au Nord de Beaucaire proche du Rhône. Le prince ordonne alors au capitaine de la ville commandant la milice bourgeoise chargée du maintien de l’ordre de faire cesser immédiatement ce spectacle prohibé.
            Le capitaine se récuse en arguant que son autorité ne dépasse pas les murs de la cité et que, d’autre part, il ne reçoit des ordres que des consuls. Ces derniers, mis en demeure à leur tour d’intervenir déclarent ne pas avoir juridiction sur le domaine de Prémont, mais qu’ils vont envoyer un message aux organisateurs de la course et qu’ils pensent obtenir rapidement satisfaction.

            Ces mesures n’ont pas l’heur de satisfaire son altesse qui rendu furieux par ce qu’il considère comme des atermoiements, enjoint aux gendarmes de son escorte de faire cesser ces scandaleuses réjouissances.

            Bien entendu, c’est au moment où la maréchaussée arrive au grand galop à Prémont que tous les taureaux sont lâchés dans l’arène et en même temps suivant la coutume. L’arène en question, constituée de charrettes et de barrières de bois plus ou moins solides ne résiste pas à la poussée des animaux- à moins que quelques mauvais plaisants ne l’aient un peu aidée ?

            Et voilà nos biou libres qui se ruent en avant, bousculent et renversent les pauvres gendarmes dans la poussière au milieu d’un indescriptible désordre.
            Les conséquences de cette équipée devait être des plus graves pour la communauté. Le prince estime en effet que son autorité a été bafouée. En conséquence il destitue les Consuls, révoque le capitaine de la ville et confie l’administration de la cité à des syndics nommés. Cette situation durera trois ans durant laquelle il n’y aura pas d’élection consulaire et pas de taureau..."

            Cette épisode taurin nous a été livrée par un journal contemporain de Jérôme DULONG historien local beaucairois. (consultation SHAB de Beaucaire)

            Liberté

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