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CHOMEL : retour en force ! (3/4)

dimanche 12 mai 2019, par Bernard

C’est bien connu de tous, Christian Chomel n’est pas loquace. Il préfère et de loin les actes aux paroles. Il préfère de très loin la piste pour s’exprimer. Et, il s’y exprime merveilleusement puisque des milliers de personnes n’ont souvent d’yeux que pour lui.

Ma Première finale

... Ce dimanche 08 octobre 1978, je participe donc à ma première finale, Ringo de Blatière est biòu d’or, mais Ventadour de Lafont est le meilleur taureau de la course.

Je le cite 5 fois dans toute la longueur de la piste.
Arrive la remise des prix. je n’étais pas classé. Assis sur le marche pied, je regarde, comme tout le monde, les raseteurs et le manadiers venir chercher leurs prix. Puis, alors que le cérémonie s’achève, l’entends le public scander un nom. Il me semble entendre mon nom.
Cela me surprend et me gêne.
Je reste là, sur mon marche pied ne sachant que faire, quand soudain Barbeyrac et Sanchez me chargent sur leurs épaules, m’amènent vers les groupes folkloriques et me déposent au beau milieu de la piste. Intimidé, je cherche désespérément à me tirer de cette situation que je trouve inconfortable quand Jean Lafont qui venait de recevoir le prix pour le meilleur taureau de la finale pour Ventadour, s’avance vers moi, me tend son bouquet et me dit :
"Ce n’est pas Ventadour qui mérite le bouquet, c’est toi"
Ma première finale me comble.

L’avenir

Si mes saisons futures sont identiques aux deux dernières 1982 et 1983, je peux me rassurer.
Mais, je ne dois pas rêver, je dois rester lucide et réaliste.
La tauromachie n’est pas figée, son évolution est continue. Sans remonter vers des époques lointaines, on constate, au cours des cent dernières années des changements inouïs.

D’ailleurs, le public est le premier responsable de cette évolution.
C’est un exigeant dévoreur de vedettes. Nul n’y échappe.

En 1973, et les saisons suivantes, le public acclamait les frères Siméon. Cinq saison plus tard il m’acclamait.
J’étais le jeune, le nouveau, j’arrivais, je représentais l’espoir. Dans le cœur du public, je remplaçais les frères Siméon .
Demain, un nouveau raseteur se présentera en piste. La foule lui accordera ses faveurs, à mon tour, je serai sifflé et rangé au placard des souvenirs.

Je viens, et je le dis sans prétention, d’accomplir deux saisons au cours desquelles j’ai enlevé les plus grandes compétitions :

- Trophée des As, 1982, 1983
- Palme d’Or ; 1982, 1983
- Cocarde d’Or ; 1982, et 2e en 1983.

Puis-je mieux faire les saisons prochaines ? Je ne le pense pas.

Certes, je peux continuer comme par le passé à raseter de la sorte et à inscrire mon nom au palmarès des grandes compétitions.
Mais, je ne suis pas l’homme des records. je serais plus tôt l’homme des défis.

P.-S.

Ce texte est en partie paru dans le Camriguo magazine N°171, lui même extrait d’un fascicule intitulé " Chomel par Chomel" avec l’aide de Paul Coulomb

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