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La Coupo de Frédéric Mistral

jeudi 2 octobre 2014, par Camille


Photo : Marie-Charlotte

La Coupo

==> Texte et partition* <==

Paroles : Frédéric Mistral

Quelques explications :

Le poète catalan Victor BALAGUER expatrié pour des raisons politiques fut accueilli par des poètes provençaux dans la région d’Avignon. Le 30 juillet 1867, un banquet fut organisé à Avignon pour que les félibres catalans remettent solennellement une coupe en argent ouvragé aux félibres provençaux en remerciement de l’hospitalité donnée au poète catalan et aussi pour marquer l’amitié, toujours vive entre les deux provinces. «  La coupo  » est une conque de forme antique supportée par un palmier. Debout, deux figurines en costume latin, le sein nu, représentent comme deux sœurs la Catalogne et la Provence.

La Provence entoure de son bras droit le cou de son amie pour lui marquer son affection. La Catalogne porte la main droite à son cœur comme pour lui dire merci ; au pied, il y a dans un écusson les armoiries qui la désignent ; autour de la conque, extérieurement, se lisent les devises suivantes :
" RECORD OFFERT PER PATRICIS CATALANS ALS FELIBRES PROVENSALS PER LA HOSPITALITAT DONADA AL POETA CATALA VICTOR BALAGUER, 1867 ".
« Souvenir offert par les patriotes catalans aux félibres provençaux pour l’hospitalité donnée au poète catalan Victor Balaguer en 1867. »

Sur le pied sont gravées ces deux autres inscriptions :
MORTA DIUHEN QU’ES MES JO LA CRECH VIVA ! V.Balaguer
« Morte, on dirait qu’elle est, mais je la crois vivante ! »
AH ! SE ME SABIEN ENTENDRE ! AH ! SE ME VOULIEN SEGUI ! F.Mistral
« Ah ! s’ils savaient m’entendre ! Ah ! s’ils voulaient me suivre ! ».

Le vase d’argent porteur d’une idée symbolique s’est transmué en Saint Graal.
Ce présent précieux est conservé chez le capoulié du Félibrige, par tradition et n’est sorti de son coffre qu’une fois dans l’année devant les félibres.
C’est le lundi de Pentecôte, au cours du banquet de la Coupe pour les festivités de la « Sainte Estelle », que le cérémonial de 1867 se renouvelle.

La Coupo étant un hymne, elle ne s’applaudit pas.
De même, lorsque la Coupo retentit, les gardians se doivent de retirer leur chapeau, mis à part s’ils sont à cheval et qu’ils ont le trident, auquel cas ils lèvent le trident vers le ciel et conservent leur chapeau sur la tête.

Première mise en ligne le 2 novembre 2005

P.-S.

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