Bouvine et Traditions
Bouvino e Tradicioun
 

Calendrier

« janvier 2022 »
L M M J V S D
27 28 29 30 31 1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31 1 2 3 4 5 6
 

 

Accueil du site > Notre Patrimoine > Milieu Naturel > Etudes publiées sur La Camargue > "Etude sur le Camargue" de René Baranger de 1835 > Les chevaux > Les chevaux (1/4)

Les chevaux (1/4)

mercredi 28 février 2018, par Bernard

Extrait du manuscrit de Mr Poule, ingénieur des Ponts et chaussées de la ville d’Arles, terminé en 1835 — édité ou ré-édité par R. Baranger — je possède le N° 74

217/ Origine des chevaux de Camargue
L’origine des chevaux de la Camargue est inconnue.Ils forment une race indigène qui, depuis des siècles, se conserve sans altération. L’opinion la plus plausible est celle qui les assimiles aux chevaux africains dont les maures se servaient dans leurs conquêtes, et qu’ils amenèrent après l’invasion de l’Espagne, jusque dans le midi de la France. Les chevaux de la Camargue ont en effet avec les arabes, dont les africains sont issus, une foule de rapprochements, qui laisse leur origine peu douteuse. Ils en ont l’encolure et la taille, ils leur ressemblent essentiellement par la tête, comme eux encore, ils ont les tendons très détachés du canon, le jarret droit, les hanches longues, toutes las autres parties des extrémités, quoique dégénérées dans le cheval Camarguais, ont la plus grande analogie de conformation avec leurs correspondantes dans le cheval arabe. Enfin d’autres points de contact se trouvent multipliés dans leurs instinct et dans leurs facultés physiques, et, si de nouvelles expériences le confirme que les croisements de la race Camargue reproduisent la race arabe en moins de temps que toute autre , on aura un degré de probabilité de plus sur l’origine arabe des chevaux de la Camargue.

218/ Couleur du poil
Quoiqu’il en soit de l’origine, les chevaux dont il s’agit sont généralement blanc. S’ils se montrent quelques fois sous un manteau gris, ce n’est qu’en passant, et ils le perdent, de leur vivant ou dans leur postérité, pour reprendre la couleur blanche

219/ Taille
Leur taille est petite, elle ne dépasse pas quatre pieds, rarement 6 ou 7.

220/ Formes principales
Ils ont le coffre assez bien formé, les extrémités bonnes et assez belles, la tête grosse, les barres plus sensibles que dures, les yeux grands à fleur de tête, et garnis de paumelles très dilatables, comme si la nature, prévoyant la vie sauvage de ces animaux, avait voulu leur rendre les objets perceptibles pendant la nuit.

221/ Perfections
La beauté des formes ne leur est pas étrangère. On peut citer leurs yeux dont je viens de parler, leurs oreilles courtes et bien placées, leur poitrine large et forte, leur bras musculeux, leurs hanches vigoureuses, leur queue touffue et bien attachée.

222/ Défectuosités inhérentes à l’animal.
Cependant tout n’est pas en eux que perfection. On leur reproche avec raison, comme défectuosité naturelles, une robe monotone, , une encolure droite ou renversée, un corps allongé, une croupe longue, souvent avalée, rarement belle.

223/ Dépendantes du genre de vie.
Comme imperfection accidentelles :
Une tête charnues,
des lèvres épaisses,
des paupières surchargées qui attristent le regard,
des épaules froides,
enfin un défaut de taille, fruit trop commun des privations du premier âge.

Répondre à cet article