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Noms provençaux ou d’origine provençale de nos cocardiers. (2/2)

mardi 10 avril 2012, par Simbèu

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils sont nombreux et c’est tant mieux...

Remarques :
- seuls le manadier, le parrain et quelques proches de la manade connaissent le sens exact et la raison du nom donné.
- les noms féminins francisés sont écrits avec un accent grave et un "e" au lieu d’un "o" (bugadière au lieu de bugadiero).
- certains mal orthographiés sont corrigés (grasiha et non grasilla)-
- TDF = Trésor Du Félibrige de F. Mistral.

NB : Les noms suivis d’un astérisque renvoient à des précisions du Vade Mecum.

M : Magnan (ver à soie), Maguelone (de Magalouno : nom de lieu), Mai (mai ou plus), Majourau (supérieur, chef, principal), Manjo-Bourro (mange-bourre : surnom des habitants de Manduel), Manjo-Fango (autre nom du vent du nord), Marco-Mau (marque mal), Margarido (Marguerite), Marrit-Péu (mauvais poil), Martegau (des Martigues), Mascara (mâchuré), Meissounié (moissonneur), Mejanello (de Méjanes), Mescladis (mélange), Messadié (chemin qui mène à l’église), Messorgue (pour messorgo : mensonge), Mèstre (maître), Minau (pour minaud : chatte, minou), Mitifio (nom de l’amant de l’Arlésienne dans l’oeuvre d’Alphonse Daudet), Mouisset (émouchet, faucon pèlerin), Moulinié (conducteur d’un moulin, meunier), Mourau (tacheté de noir), Mourrau* (planchette pour le sevrage des veaux), Mourvedre (variété de raisin noir), Mourven* (genévrier de Phénicie), Mouscaioun (de mouscaia : chasser les mouches), Moustelle (de moustelo : belette).

N : Nivo (nuage), Nouven (de Noves ou neuvième).

O : Oundo (onde).

P : Pabeu (pour Pas Bèu : pas joli), Pacan (paysan), Palun (marais), Paludié (marécageux), Palunen (des marais), Palunié (ouvrier qui travaille dans les marais), Panicau (panicaut, chardon bleu du littoral), Papagai, (perroquet), Parpaioun (papillon), Parpello (paupière), Pas-Poulit (pas joli), Pastis (bouillie épaisse, mélange), Pastourèu, Pastourello (berger, bergère), Pataras (sans tenue, désordonné), Pavoun (paon), Pécoulin (de pecoula ? : crotter), Pegoulié (ouvrier qui travaille à l’extraction de la colle, bateau qui transportait la poix), Pelot (patron), Pequelet (malingre), Perdigau (perdreau), Pernen (de Pernes), Pescadou, Pescaire (pêcheur), Pescalune (pour Pescaluno : pêcheur de lune : de Lunel), Pesquié (lieu où l’on pêche, vivier), Pessuguette (de pessuga : pincer), Petassa* (rapiécé), Petous (péteux, peureux, petit polisson), Péu-Se (poil sec), Pichoto (petite), Plan-Plan (lentement), Planto-Sause (plante saule, sobriquet des habitants du Cailar), Platelet (petit plateau, petite pièce), Pouderous (puissant), Pouèto (poète), Pougau (grosse anguille, pieu), Poulidet (mignon), Poulit (joli), Primadier* (pour primadié : premier, en tête), Prouvençau (Provençal).

Q : Quesaco (pour qu’es acò ? : qu’est-ce que c’est ?), Quillous (pas dans TDF, dérivé de quiha : dressé, perché), Quinsoun (pinson).

R : Rabassié (qui se rapporte aux truffes), Rabina (rissolé, roussi), Raiole (de raiolo : petite pâtisserie), Rampau (rameau), Raplau (rappel de tambour), Rasclet (râle d’eau ou personne teigneuse. Sobriquet des habitants de Restinclières (34) et de Sablet (84), Rassade* (pour rassado : lézard vert), Raubo-Vesso (vole vesce), Recàti (soin, sûreté du ménage), Redon (de redoun * : grosse sonnaille), Revoulun (tourbillon de vent), Rigau (rouge-gorge), Roucassié (qui vit dans les rochers), Roundinaire (grognon, ronchon), Roumiéu (pèlerin qui va ou revient de Rome, romain ou Rémi), Rousti (rôti, brûlé).

S : Sabatoun (petit soulier), Sagai (de sagaio : sagaie), Salinié (saunier, marchand de sel), Sangar (chevesne, rotengle, petit poisson d’eau douce), Sant-Gillen (de Saint-Gilles), Sant-Roumieren (de Saint-Rémy), Sansounet (sansonnet), Santen (Saintois), Sarraié (serrurier), Segren (qui inspire la crainte), Seden* (corde tressée de gardian), Segur (sûr), Serpatié (héron pourpré), Sèt-Mourau [1], Siblaire (siffleur), Signau (signal), Soubeyran (souverain), Soulèu (soleil), Sourdet (bécasse double).

T : Tamarisso (voir tamaris*), Targaire (jouteur), Tarnaga* (pie grièche rousse), Tarnègue (pour tarnègo : butor), Tartavèu (crécelle), Tartugo (tortue), Tastaire (goûteur, dégustateur), Tavan (taon), Teissoun (blaireau), Tepo (gazon), Testard (têtu), Tira-lou (tirez-le), Trelus (éclat extraordinaire), Trimadié (pour trimandié ? : laborieux, travailleur).

U : Ufanous (pompeux, magnifique, triomphant).

V : Valènt (vaillant), Vanelle (pour vanello : grande mouette blanche), Vaqui (voici), Vènt Larg* (vent de la mer, du large), Ventarèn (petit vent ou éventail), Verdau (canard sauvage au col verdâtre), Verdoun (verdier, martin-pêcheur), Vertoulen (nasse en roseau, verveux), Vidourlen (du Vidourle), Viroulet (qui tournoie, girouette), Vovo (oui-oui).

Z : Zebrau (pour zèbre ou zèbro : zèbre) ou erreur pour Lebraud ? (jeune lièvre).

Retour à Du nom des cocardiers et cocardières actuels. (1)

P.-S.

952

Notes

[1] c’est un cas particulier difficile à traduire par rapport à l’orthographe. Si on prend « mourau » ça peut signifier « tacheté sept fois de noir ». Si on prend « mourrau » ça devient « sept planchettes de sevrage » ce qui voudrait dire qu’à ce moment de sa vie, le veau aurait perdu sept fois ce « mourrau ». A condition encore que « sèt » signifie bien « sept » parce que sans accent c’est la « soif » etc...

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