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Despedida à Lunel de Patrick Castro

vendredi 28 mars 2014, par Salva

Adieux à la piste vus et commentés par André Chamand, alias "Lébrau" le 23 octobre 1988.

"A quarante ans - il est né le 1er septembre 1948 à Aigues-Vives, Patrick a décidé de tirer sa révérence après plus de vingt ans de carrière et un palmarès éloquent.
Il a triomphé dans toutes les compétitions majeures et établi un record difficile à égaler : 8 victoires au Trophée des As entre 70 et 80, une belle suprématie et son nom associé à celui de Goya de Laurent ; une Cocarde d’or en 75 et six Palmes d’Or.
Il a réalisé le grand chelem en 75.
A cela il faut ajouter quelques cinquante trophées et coupes sans parler des places d’honneur..."
Voir sur ce site Palmarès*
"Il est un des plus grands raseteurs de tous les temps, un de ces "monstres sacrés" qui se comptent sur les doigts d’une main. Une technique sans faille, une vista remarquable, une efficacité déconcertante avec une seule ombre à cette classe exceptionnelle : tous les afeciouna ne l’apprécient pas à sa juste valeur.

Après ses adieux à Nîmes, c’est à Lunel où il réside et tient le "Bar National", le dimanche 23 octobre 88, dans une de ces pistes fétiches qu’il fêtera son jubilé lors du Ve Trophée Pescalune - cher à l’ami Manu Péro - venu trop tard dans sa carrière avec cependant une place de deuxième lors de sa création derrière Chomel. Ce sera l’occasion de retrouvailles avec les anciens et ses camarades de piste, ce sera
une belle fête à la pause du concours dont nous allons dire quelques mots.

Quatorze hommes (bientôt réduits à douze) avec sept tourneurs quand sort Arlaten de Mailhan qui se montre à la hauteur, suivi par Pirate de Blatière qui mêle finitions engagées et négligences et de Romarin de Saumade qui signe trois beaux engagements.
Et voici le moment tant attendu. Encadré des anciennes gloires : Julien Rey, Charles Fidani, René Marc, Maurice Rinaldi, Roger Pascal, Paul Garric, Jean Cabanis, Léo Dupont, Bonnet en civil, et puis par Daniel Pellegrin, Jean Jouanet, Emile Dumas, Patrice Ménéghini, Joël Passemard, Xavier Ruas, Frédéric Lopez, Gérard Louis, Jacky Gallaud qui, eux, vont raseter Albigeois de Laurent, Patrick défile avec Félix, son tourneur de père.
Tous vont essayer d’oublier qu’ils ont plus de vingt ans. Les jambes n’ont pas toujours répondu et il y eut quelques situations délicates... Beaucoup d’émotion, des Carmen à n’en plus finir et les vivats du public...
Remise des récompenses en piste à Patrice Ménéghini (2 Cocardes d’Or) à Daniel Pellegrin (une) à Emile Dumas (2 Trophées des As) à Gérard Louys (2 Trophées de l’Aficion) à Jean Jouané, à Félix et Patrick et, bien entendu, une gerbe à Josy, son épouse... Patrick offre la sienne au manadier organisateur Paul Laurent à qui il rend hommage au micro en remerciant les afeciouna et en leur souhaitant quantité de belles journées taurines. Et c’est le tour de piste avec son père, follement ovationné.
Une belle page de bouvine venait d’être tournée.

Le concours reprit, plus relevé. Merlan de Ribaud a demandé aux hommes de le consentir (Carmen). Bajan de Cuillé ne s’est manifesté qu’une fois après Chomel, Cabanié de Lafont a choisi le centre, signé quatre engagements et sauté après P. Siméon quelque peu malmené en contrepiste. Enfin, Filou de Laurent, avec une dizaine de coups de boutoir, a entendu plusieurs fois les honneurs et remporté le prix de la journée.

Belle distribution des prix en piste avec le concours de la Peña Pescalune, du Velout Pescalune et des gardians de la manade Lafon.
Vainqueur, Chomel qui reçoit un bijou en or, 2e Tognetti qui, blessé, n’a pu défendre sa première place et 3e Ferrand. Le prix des Lunellois pour Fougère. Meilleur taureau de la compétition, Barraïé de Lafont et meilleur de la finale, Filou de Laurent. Mais plus que cette finale qui n’atteignit pas les sommets, ce sont les adieux de ce géant de la piste qu’à été Patrick Castro qui resteront dans la mémoire collective."

LEBRAU

Vainqueur de la Cocarde d’Or en 1975 :

photo collection privée P. Castro

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