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Le grand Rhône 1/5

lundi 3 septembre 2012, par Bernard

Ses embouchures

A/ Branche orientale : Quelle était au Moyen Age et subsista jusqu’à l’année 1587, comme nous le verrons bientôt ayant son estuaire principal entre le moulin de la Roque (Roque de Dour), dans le Castellaz (4)
Etait-ce l’ancien Grau des Marseillais ?, situé, au quatrième siècle, à 16 milles à l’ouest de Fos ?
Ce grau pouvait être le principal, mais, plus à l’est existaient les « fosses Mariennes », devenues un véritable bras du fleuve.

Il est certain que la partie du canal de Marius qui était entre l’étang du Galéjon et Fos a dû être mise à l’abri des alluvions, attendu que le point d’arrivée dans la mer, au lieu d’être signalé par des apports limoneux, est en retraite aujourd’hui, la mer ayant même recouvert, comme nous l’avons indiqué, plus haut, les ruines romaines du « Port des Fosses ». Il est certain, en outre, que cette portion du parcours a été la première abandonnée après de la chute de l’empire Romain d’occident et la décadence d’Arles, autrement nous aurions des apports du côté de Fos. La portion rectiligne du canal de Marius, au contraire, se rendant du Mas Thibert à l’entrée du Galéjon, avec une dérivation vers le sud-ouest , au moulin de la Roque ou Roque de Dour, a dû former, pendant tout le moyen âge, le bras le plus oriental du fleuve. Nous savons même que ce bras, dont les marais de Capeau, d’Icard, des Trinitaires, de Bondoux et les étangs de Ligagneau, du Landre, et le Galéjon, marquent distinctement la direction, sans être complètement abandonné au commencement des temps modernes, fut sensiblement modifié par la formation d’un nouvel estuaire du bras principal qui, prenant le Rhône beaucoup plus bas, au mas du grand Passon, gagnait le Galéjon par deux embouchures que séparait l’ile de Lansac. Ce lit, aujourd’hui Bras-Mort, passant vers la Porcelette, au nord du Petit Passon, le pas de Boucher, le et mas de Radeau, fut substitué à la partie septentrionale du canal de Marius, sans doute vers la fin du moyen âge et substitua jusqu’à l’année 1587, comme nous le verrons bientôt, ayant son estuaire principal entre le moulin de la roque à l’est, et le Castellaz, à l’ouest. Nous reconnaissons, en effet dans le Castellaz, la tour que le roi René permit à la ville d’Arles de faire élever à l’embouchure du fleuve, par lettres patentes en date du 16 juin 1470, et qui est désignée sous le nom de Tour de Balouard. Cette tour subsistait encore en 1543, comme cela résulte d’une pièce authentique du temps.
Cette tour fut abandonnée en 1587, en effet un grand débordement du Rhône ayant eu lieu le 24 août 1583, dans la direction de la Camargue, le fleuve ayant alors changé complètement son cours, (2) la Tour de Balouard (3) tomba en ruine.

Il est donc bien établi :
1/ Que le bras le plus oriental du Rhône, depuis l’an 103 av JC, jusqu’à la fin du 5e siècle après JC, n’a été autre chose que le canal de Marius.
2/ Que, dans le moyen âge, l’estuaire de ce bras a été l’entrée du Galegeon substitué au port des Fosses Mariennes (au sud de Fos)
3/ Que, plus tard, l’origine du canal de Marius fut abandonné à son tour, le fleuve s’étant frayé un passage beaucoup plus bas et que ce nouveau bras, ayant son embouchure vers le moulin de la Roque et Castellas, subsista jusqu’en 1587.

P.-S.

- (1) Castellaz : ruine d’un édifice carré de construction semblable au château de Tarascon
- (2) Le 24 août 1583, il se produisit un grand débordement du Rhône, une partie des remparts de la ville d’Arles s’écroulèrent
- (3) Balouard : voir l’article qui lui est consacré sous le N° 7117

5 Messages de forum

  • Le grand Rhône 1/5 Le 15 août 2015 à 09:33 , par Morra

    Bonjour, je recherche des infos sur le mas de Chamone, situé à l’entrée du bars de fer coté Camargue. Le mas lui même doit remonter au 18 eme siècle. D’ou vient le terme Chamone ?, après atterrissement du bras de fer dans les années 1720, le creusement du canal du japon, y avait il une sorte d’écluse pour réguler la hauteur d’eau dans ledit canal ?

    Merci d’avance

    Michel Morra

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  • Le grand Rhône 1/5 Le 15 août 2015 à 13:29 , par Bernard

    Je ne possède vraiment pas grand chose Ce mas a été construit par une famille du nom de BOUJON, a été abandonné depuis le début du siècle dernier, il me semble avoir lu qu’il est propriété d’un Suédois, ou un Belge, je rechercherais

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    • Le grand Rhône 1/5 Le 15 août 2015 à 16:41 , par Morra

      Bonjour, merci pour la rapidité de votre réponse. Il y a un article intéressant sur le mas, tapez"le mas de chamone en Camargue" le site est "la Camargue insolite", il parle du mas qui doit exister depuis 1860. Je recherche plutôt l’endroit avant 1860 et d’où vient le mot Chamone. Dans "les noms de lieux en Camargue" de Gael Hémery, il est dit : désigne un quartier et une station de pompage situé au bord du grand Rhône au nord de Salin de Giraud et qui est le point de départ du canal d’irrigation du Japon. Lieu de passage et de pause pour les bateliers entre 1589 et 1711, ce toponyme vient probablement du provençal chaumo, chaumoun qui évoque un lieu de repos, une halte pour les hommes ou le bétail. En 1711, le lieu de passage traditionnel du Rhône dans ce secteur, s’est déplacé vers le sud au niveau du quartier Barcarin. Bien entendu si je trouve quelque chose d’intéressant, je vous en fait part. Bien à vous M Morra

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  • Le grand Rhône 1/5 Le 16 août 2015 à 09:07 , par Bernard

    Rien trouvé dans l’ouvrage du baron Du Roure ayant pour titre :
    - "notes historiques et topographiques sur quelques localités de la Camargue" fait en 1908

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  • Le grand Rhône 1/5 Le 16 août 2015 à 09:33 , par Bernard

    Rien trouvé dans l’ouvrage du baron Du Roure ayant pour titre :
    - "notes historiques et topographiques sur quelques localités de la Camargue" fait en 1908 dans l’ouvrage de Fossat, il est mentionné que en 1866 le nom de Salin de Giraud n’existait pas, sur une carte d’état major, seulement étang de Giraud, il est vrai que ce lieu dit est "neuf" car créé sur la base de Solvay et son industrie,
    - Chamone serait plus vieux ?

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