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course libre

dimanche 23 octobre 2016

Histoire de la course.

D’où vient l’expression "course libre" ?
"Libre" de quoi ?

Au XIX ème siècle, la course en dehors de tout critère de performance, comportait la notion de participation de tous les présents.

C’est à Napoléon Ier que nous devons la première libéralisation de la course par rapport aux interdictions précédentes. L’empereur en autorisa la pratique en 1811 à l’occasion de la naissance de son fils, le roi de Rome. Les préfets annoncèrent alors aux maires : " Vous pouvez renouveler les anciens usages chers aux habitants de ces contrées tels les jeux avec les taureaux...". Par la suite et jusqu’en 1852 elle fut de nouveau interdite car le pouvoir craignait ses rassemblements populaires favorables aux "socialistes". S’en suivirent des négociations, des interventions, des arrestations, des répressions qui allèrent jusqu’à des tués à Aigues-Vives.

Le 14 août 1852, Vergèze organisa la première course de taureaux qui ne fut pas "hors la loi", après la levée de l’interdiction par Louis Napoléon Bonaparte (grâce à son Espagnole d’épouse).

C’est la première "Course Libre", c’est à dire libre de toute interdiction gouvernementale.

On parla d’abord de course libre, puis de course à la cocarde en 1966 et de course camarguaise en 1975.

Voir repères chronologiques*.


Pendant la course, il s’agissait avant tout de communier avec ses concitoyens autour de la bête.

Pas de règles, pas de contraintes administratives mais aucune sécurité.

Il n’était pas rare de voir un spectateur descendre des gradins pour effectuer un raset ...

Tout spectateur se plaçait où il voulait, sur le sable des arènes, en contre-piste, sur les gradins.

Tout individu pouvait donc se tenir aux côtés des raseteurs et suivre la course à ses risques et périls.

C’est de cette époque que datait la possibilité, pour les spectateurs, de rester en contre piste.

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La "course libre" selon Roger Pascal :

"Bien sur à cette époque (NdT : années 50) la course était libre, c’est à dire ouverte à qui voulait descendre dans l’arène pour raseter. Je me souviens, lors des finales il y avait parfois jusqu’à 40 raseteurs en piste... "


Rappel du règlement FFCC 2004 :
TITRE V - ORGANISATION DES COURSES

Article 129 - Contre piste

La contre piste est interdite aux enfants même accompagnés.

Première mise en ligne le 23 octobre 2002

P.-S.

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