Bonjour et bienvenue sur le blog de la manade Claude Chaballier.

Dans ce blog, vous trouverez toutes les manifestations que peut faire la manade au cours de ses saisons, que se soit les courses à la cocarde (photos & résumés des courses) , les abrivado, les bandido, les ferrades, les journées à la manades, ou encore les jeux gardians.

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Histoire de la Manade Chaballier Claude.

La manade a été créée en 1996, avec des bêtes de la Manade Henry Aubanel et de la Manade La Galère.

Le manadier : Claude Chaballier

Les lieux de pâturages : Parignargues, Marsillargues, Les Matelles, Sussargues.

Nombres de gardians amateurs : environ 30 cavaliers

Nombres de chevaux et de juments : 4 et chaque cavalier a son cheval

Nombres de taureaux et vaches : environ 120

Les activités de la manade : la sélection des bêtes pour les courses à la cocarde, les abrivado, bandido, les ferrades, journées en pays (découverte des traditions camarguaises & de la Camargue), réceptions, etc.

Les couleurs de la devise : Rouge, Blanc et Or

L’escoussure : Oreille droite : coupe franche
Oreille gauche : équerre vers le haut

Cocardière d’Or : Raynausie en 2003 et 2008

Claude Chaballier est "né" dans les taureaux. Son père, montant à cheval, donna à l’un de

ces deux fils, Claude, l’envie de monter à cheval et la passion du taureau Camargue. Il

commença sa grande histoire avec la Camargue en commençant à monter à la manade

Zucarelly, puis à la manade Aubanel en 1973. Aillant jugé qu’il était capable de monter une

manade et de la faire aussi bien marcher que celle d’Henry Aubanel, il créa la sienne en 1996.

Passant les bons comme les mauvais moments, il a réussi son rêve de gosse avec l’aide de ses

amateurs qui lui sont toujours aussi fidèles.

Manade Claude Chaballier

Un Baroncellien dans l’âme

Lors de mon arrivée à son oustaou à Lunel viel, un cadre contenant trois photos m’a frappé.

En bas celle de Claude, au-dessus celle « ancienne » d’un bel homme : son père, et tout en haut, comme pour un arbre généalogique, celle de Henry Aubanel.

La suite de l’entretien, vous allez le voir, explique tout.

Claude perdit son père alors qu’il avait deux ans. Élevé par sa mère dans une atmosphère qu’il qualifie lui même de « mythique » sous l’auréole d’un papa disparut bien trop tôt et qui était déjà un excellent cavalier.

Son second père, spirituel celui-là, sera Henri Aubanel à qui il voue respect et grande admiration.

Après des années de frustration car élevé dans les valeurs et coutumes taurines, il n’avait pas le droit de s’y adonner.

Cédant à sa passion dévorante, il finit par acheter « clandestinement » un cheval à Y. Janin ainsi qu’un pantalon de gardian qu’il cachait dans la nature, il avait tout juste 16 ou 17 ans.

Quand il a pu l’étaler au grand jour, cette passion s’est construite et renforcé durant plus de 25 ans chez son maître H. Aubanel. Qui n’a pas remarqué un jour ce cavalier émérite plus grand que la moyenne, qui menait de mains de maître les bandido et abrivado d’Aubanel ?

Cela dura des décennies jusqu’à ce qu’il soit choisi par le TGI de Montpellier pour essayer de remettre sur pieds la manade Rébuffat. Il s’y investi totalement y compris financièrement, mais 6 mois après, les héritiers décidaient de reprendre la manade.

Il se retrouva donc avec du matériel et une forte envie de construire. C’est alors qu’Henri Aubanel lui témoigna sa reconnaissance en lui offrant un lot de bêtes qui allait lui permettre de se lancer dans l’aventure.

Voilà donc comment C. Chaballier, fin 1996 fonda son élevage (officiellement manade du Dardaillon ) .

Il conforte ce lot par quelques bêtes de Lagalère, se dépêchant de préciser que son fil conducteur est le BARONCELLI .

Débuts difficiles, il ne pouvait en être autrement mais, précise Claude, la manade s’est toujours autofinancée.

Assez rapidement tout de même (4 ans) les premières lueurs d’espoir éclairent son horizon de manadier. C’est Benvengu (le bien nommé) qui en 2000 et pendant 5 ans à ouvert la voie. Mais le voile de l’anonymat volera en lambeaux quand Raynausie entre en piste, obtenant le titre suprême de cocardière d’Or en 2003.Avec Barbie, elles continuent de porter haut les couleurs (rouge-blanc-or) de l’élevage.

Avec de bonnes vaches on peut avoir de bons taureaux, et c’est en 2005 qu’un pur produit Chaballier se hisse très haut jusqu’à affronter les As en 2006 : Chanéac.

En 2007, il débute la saison en avril au Grau et dans la cour des grands, mais Claude peut dormir tranquille car avec son anticipation et sa vivacité, Chanéac à des arguments à faire valoir. Avec lui, Petit Loulou fait ses armes à l’avenir et Caruso pointe le bout de ses cornes, tous des Baroncelli...

Aujourd’hui sa centaine de bêtes vivent (bien) sur 140 Ha réparties entre Lunel-viel, Les Matelles, Parignargues et Marsillargues où sont les installations de travail (ferrades, laupio, couloir de contention etc....).

Une centaine, c’est la dimension idéale, nous dit Claude, pour un juste équilibre entre qualité et diversité. Plus ou moins sont possible, mais au risque de rompre cet équilibre.

Claude qui travaille à l’INRA (Institut National de Recherche Agronomique) de Montpellier peut heureusement compter sur l’aide de gardians amateurs qui sont des amis au vrai sens du terme et dont il parle avec beaucoup de respect.

Durant notre entretien, Claude n’a esquivé aucune question avec des avis très tranchés.

Il estime par exemple qu’il ne peut y avoir de manadier spécialisé...l’éleveur de taureaux, c’est comme le généraliste en médecine. Il faut savoir tout faire et bien, de la naissance du veau jusqu’à l’aboutissement qu’est le biou d’or,en passant par les travaux ou manifestations annexes telles que les ferrades,travail des bêtes sur le pays ou encore l’administration qui prend de plus en plus d’importance. L’essentiel étant de toujours avoir pour objectif l’intérêt du taureau et comme règle d’or le respect...

Sur la question des courses de vaches cocardières, Claude affirme qu’il en faudrait plus, en sachant que trois freins existent :

  • le manque de raseteurs aptes à se frotter à l’élite des vaches
  • la presse taurine qui ne couvre pas ces courses (merci à La Marseillaise le seul quotidien à le faire)
  • le public, que l’éducation taurine pousse à bouder les courses de vaches, alors que l’on est rarement déçu des courses de vaches organisées

Sur la question des raseteurs, certes il souhaiterait un peu plus de respect et d’élégance de leur part, à l’égard du taureau mais aussi du public, mais les textes existent et il appartient à la Fédération et aux Présidents de courses de les faire respecter. Claude émet même l’idée que les manadiers et gardians soient associés à la capelado.

Les trophées et la course aux points, sont-ils nuisibles à la course camarguaise ?

Claude : « Non, il faut garder l’esprit de compétition. Par contre, les organisateurs devraient pouvoir contrôler toutes les composantes de leur course et en particulier choisir taureaux et raseteurs. »

Et la tuberculose, qu’en penses-tu ?

Claude : « Nous payons des années de laxisme. Mais avec l’arrivée de l’interferron (procédé qui permet de déceler plus précisément la tuberculose chez une bête avant qu’elle ne se déclare) les choses vont petit à petit rentrer dans l’ordre et la peur des éleveurs s’estomper. » *1*

Claude, as-tu quelque chose à rajouter ?

« Oui, je souhaiterai au travers de cet entretien pouvoir exprimer à Florence ma compagne à mes trois filles Caroline, Manon et Elisa et à ma mère. Toute la reconnaissance que j’ai pour elles, en particulier pour ma Maman la rigueur avec laquelle elle nous a élevés tout en nous inculquant l’amour des valeurs humaines et morales.

Je voudrai aussi remercier mes amis gardians amateurs pour tout ce qu’ils apportent à la manade.

Merci également à tous ceux qui un jour ou l’autre ont eu la gentillesse de m’aider.

Enfin, que tous ceux qui m’ont accordé leur confiance sachent que je mettrai un point d’honneur à ne pas les décevoir. »

Vous l’avez compris, Claude est un vrai professionnel qui sait ce qu’il veut, mais avec cela les valeurs de reconnaissance, de fidélité et d’honneur retrouvent tout leur sens dans sa bouche .

Merci de ton accueil et bonne chance ...

Courrejau

PS : Associations, Club Taurins et particuliers, la manade Chaballier est à même de vous proposer ferrades, abrivados, et autres animations taurines.

*1* Une entraide entre manadiers sérieux existe où je m’implique particulièrement à aider mes confrères avec désintéressement dans les épreuves qu’ils subissent soit par l’assainissement ou l’abatage total de leurs manade et ils savent qu’ils peuvent compter sur moi.

*2*Mon implication dans la transversalité de la profession ;

Elu au syndicat des éleveurs de l’Hérault représentant les manadiers, expert DSV et à la protection animale départementale.

Ex Président, aujourd’hui administrateur du groupement des manadiers d’abrivado et des traditions camarguaises

2011
La manade...
Cette passion pour nos traditions, Claude Chaballier en a hérité tout jeune de son père.
Il débuta chez Michel Zucarelli à Saint-Nazaire-de-Pézan avant d’œuvrer pendant de nombreuses années au service de la manade Henry Aubanel auquel il voue une grande reconnaissance.
En 1996 il réalise son rêve : devenir à son tour manadier.
Pour cela il fait l’acquisition de quelques bêtes provenant des manades La galère et Henry Aubanel ainsi que plusieurs terres notamment sur les communes de Valergues et Lunel-Viel. C’est ainsi que la manade se met peu à peu en route.

L’activité principale de la manade est la course camarguaise (course à la cocarde). Pour cela Claude effectue une sélection rigoureuse, qui lui porte satisfaction lorsqu’il voit évoluer ses bêtes dans les pistes de Provence et du Languedoc. Tout cela sans pour autant délaisser les abrivado et bandido. Car une manade fait sa renommée en piste, mais il ne faut pas oublier que bien des années en arrières avant et après la course il faut mener les bêtes à la ville pour la course.

Au bout d’à peine cinq années les premiers résultats sont là, et un premier taureau attire l’attention, Benvengu. Du côté des vaches c’est Raynausie qui perce en étant sélectionnée pour la finale des présélections.
2003 se sera l’année de la consécration pour Raynausie élue cocardière d’or de l’année lors de la finale à Cabannes qui sera annulée pour cause de mauvais temps. Mais elle ne s’arrête pas là puisqu’elle participera aux finales du trophée des vaches cocardières en 2004 à Marsillargues, en 2005 à Mauguio et en 2006 à Baillargues. Cette année, à l’âge de 10 ans elle a débuté sa saison en supplément dans un concours de manades au trophée des As à Mauguio et sortira au Grau du Roi en juin, à Cabannes en juillet ou encore à Portiragnes en août.
A présent se sont les taureaux Chanéac et Petit Lou qui sont les fers de lance de la manade. Chanéac a effectué l’année précédente sa première saison aux As qui fut une réussite notamment à Lansargues, Lattes ou encore au Grau du Roi. C’est un taureau qui anticipe fort comme le faisait un peu Gaulois et vient finir en passant le mourre au dessus des planches.
Quant à Petit Lou c’est un taureau un peu plus classique, qui se tient dans les planches, anticipe et finit avec la corne ou en sautant après l’homme.
Il ne faut cependant pas oublier Caruso lui aussi classique, qui a du placement et qui finit ainsi que les jeunes qui poussent comme tant d’autres.
Chez les demoiselles aussi il y a du potentiel. La manade est même sortie en complet l’année passée à Lunel-Viel avec Ramona, Sucrine, Petite Filou, Peggy, Riquette, Barbie et Raynausie.