Bouvine et Traditions
Bouvino e Tradicioun
 

Calendrier

« juillet 2018 »
L M M J V S D
25 26 27 28 29 30 1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31 1 2 3 4 5
 

Aujourd'hui 21 juillet 2018

-Transparences : du mardi 27 mars 2018 au lundi 26 novembre 2018 - à  SAINT HIPPOLYTE DU FORT
-Silhouettes : le 30 mars 2018 - à  ALBI

 

Accueil du site > Notre Patrimoine > La Bouvine > Les Origines > Pour que vivent nos Courses libres (1/2)

Pour que vivent nos Courses libres (1/2)

vendredi 6 juillet 2018, par Bernard

Article extrait de" l’Echo du Vidourle" du 10 sept 1922.

Article signé CG.

Sous la signature de notre ami et ancien secrétaire de la Fédération Mr Casimir Guillermin de l’Echo du Vidourle, de Lunel, qui a publié un article sur les Courses libres dont nous extrayons les passages suivants : (...)

"Puisqu’un référendum au sujet de nos courses libres, est ouvert, permettez-moi de donner a mon tour mon opinion.

Il est évident que la course libre subit actuellement une crise. Cela se doit d’abord aux divers sports importés en France auxquels notre jeunesse contemporaine s’est donnée corps et âme, n’ayant jamais pu par suite de la grande tourmente apprendre et apprécier la beauté de notre jeu national du Midi.
Nos courses de village sont de nouveau suivies par cette même jeunesse qui commence à aimer la course libre et celle-ci nous reviendra plus belle. Soulevant encore l’enthousiasme de nos cœurs méridionaux.

Avant de passer aux moyens de réforme, voyons les raseteurs.

Ici « haro sur le baudet » Et pourtant nous ne devons pas oublier que taureaux et raseteurs sont les deux acteurs principaux susceptibles d’intéresser la course libre.
Vous voyez une grande course sans raseteurs ? Comme cela serait beau et intéressant ?
Je vois d’ici la bronca contre le directeur.

Je voudrais comme la majorité de tous les aficionados, ne plus les voir payés et comme dit notre président fédéral « que les raseteurs ne doivent la récompense de leur travail qu’à leur adresse et à leur courage ».
Cela est très bien !

Mais aujourd’hui est-ce réalisable ? Oui puisque le mot impossible n’est pas français, mais a mon humble avis et à mon grand regret je pense non !
« Autres temps autres moeurs ».
Nous devons nous résigner à suivre l’évolution des temps. Comme le dit si bien mon collègue « tron dé miola » de l’écho , il fut un temps où l’on ne rasetait que par amour et dans l’espoir de décrocher la cocarde pour l’offrir à sa belle, mais hélas combien il est loin ce temps chevaleresque ?

Trouverez-vous quelqu’un de nos jours qui exerce une profession par pur dillétantisme ? Pour ma part, je n’en connais point, encore moins dans le métier de raseteur où le danger est toujours présent.

Voyons un peu.
Nous voulons demander à nos raseteurs un maximum de travail et nous allons leur plaindre une rémunération ?

Nous récriminons toujours contre eux et nous ne disons rien, ou presque, lorsqu’un matador ayant touché un chiffre plus ou moins élevé de pesetas, ne nous montre absolument rien de son art…
Avec nos Camarguais, je crois encore plus au danger car nos « toreros » à nous n’ont pas un leurre qui peut , le cas échéant, défendre nos modernes coletas.

Quels seraient donc les moyens qui pourraient concilier tous les intérêts ?
Cela sera je crois difficile, mais pour le bien de notre course libre, que chaque bon aficionado, que chaque club taurin étudie la question et donne son avis.

Répondre à cet article