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Le cheval de Camargue (2/3)

Origine Asiatique

samedi 28 avril 2018, par Bernard

Descriptif de Christian Berriot.
Ce drômois né le 23/07/42, a présenté sa thèse le 18 juin 1969 à ENV de Lyon, a exercé sa profession dans le Finistère.

Que doit-on penser de la THEORIE de l’ORIGINE ASIATIQUE
du cheval Camargue ?

.

Cette théorie qui a quelques partisans, est essentiellement fondée sur la très grande ressemblance du cheval Camargue avec les chevaux d’origine asiatique.
Elle suppose l’introduction en Camargue à une époque reculée de chevaux asiatiques.

Piètrement, dans son étude des chevaux dans les temps préhistoriques et historiques, décrit au sujet de l’invasion de la Lybie par les envahisseurs venus du nord "Ces chevaux aryens devaient être venus par les flots de la Méditerranée, lors des plus anciennes migrations connues en Lybie des populations pélasgiques d’Asie mineure ; mais d’autres chevaux de même race durent gagner le nord de l’Afrique en traversant le détroit de Gibraltar avec les peuples de dolmens... ces anciens migrateurs durent par conséquent amener avec eux des chevaux germaniques aussi bien que des chevaux aryens"

On est également tenté de supposer que ce furent les Phéniciens qui introduisirent le cheval asiatique sur le littoral méditerranéen lors de l’installation de leurs comptoirs.
On sait, en effet, que ceux-ci s’approvisionnaient en chevaux Mongoliques sur leur côte de Syrie, mais on ne possède aucune preuve qu’ils aient eu pour habitude de faire de grands changements de chevaux mongoliques, ni qu’ils les aient acheminés par bateaux vers le sud de la France ou l’Espagne.

Du IIIe au IVe siècle, les envahisseurs barbares déferlèrent sur le monde romain.
Le plus grand nombre de ces barbares appartenaient aux races germaniques, Francs, Burgondes, Ostrogoths, Slaves, Suèves, Vandales, etc... et à d’autres comme les avares, les magyars de race ouralo-atlaïque .

L’absence de témoignages historiques sur ces invasions pillardes et
destructrices, la grande obscurité qui règne sur cette période de l’histoire ne permettent pas de conclure à l’influence des cavaleries barbares sur la race Camargue, non plus qu’a l’éliminer complètement.

Mais si l’histoire n’est pas convaincante, il subsiste un fait troublant, cette très grande ressemblance du cheval Camargue avec les chevaux mongols, et ceux des steppes de Russie.

Au 19ème siècle déjà, deux hippologues français furent saisis par cette ressemblance, ainsi Gayot attribuait au Camargue une parenté avec les chevaux cosaques et tartares, Madelen avec les chevaux hongrois et transylvains. Tout comme les chevaux des steppes, du Don et du Volga, la race Camargue est concave, eumétrique, médioligne et a tendance sub-longiligne.
Les races d’origine mongole qui sont connues en URSS (1969 NdR) sont les suivantes : Kirhiz, Altaï, Minusiak, Trans-Baïkal et Kazakh.
Toutes ces races ont en commun des traits qui varient parfois sous l’influence des croisements.

"la tête est large lourde et grossière avec souvent un nez bombé, l’encolure est courte et épaisse et d’attache plutôt basse, le corps est large, long, les membres sont courts et épais, terminés par des sabots très forts.
La poitrine est large et profonde, le dos est droit, la croupe avalée, mais très musculeuse.
Les avant-bras sont écartés et droits. Les cuisses sont souvent en forme de cimeterre, les jarrets clos.
Les couleurs les plus fréquentes sont : le bai, le fauve, le gris. Parfois apparaissent irrégulièrement des couleurs comme isabelle, rouan et gris souris.
La robe a bande tigrée existe aussi
.

" La capacité de travail de ces races est très élevée.
La population locale est passionnée de cheval et des courses de "cross country" sur de très grandes distances sont souvent organisées. Ces courses sont appelées "Baygi" .

Un fameux cheval Baygiste hongre, couvrit 53,3 km en 1h58 mn, c’est à dire à la moyenne de 2mn 12s au km."


En dépit de ces ressemblances, et faute de preuves historiques, il est impossible à l’heure actuelle de prétendre que le Camargue soit un représentant français du cheval mongol.
On peut tout au plus dire qu’ils appartiennent tous deux au type des steppes, qu’ils semblent chacun issus d’un type préhistorique ressemblant ou commun.

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