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Le cheval de Camargue (3/3)

Origine préhistorique

lundi 30 avril 2018, par Bernard

Descriptif de Christian Berriot.
Ce drômois né le 23/07/42, a présenté sa thèse le 18 juin 1969 à ENV de Lyon, a exercé sa profession dans le Finistère.

Que doit-on penser de la THEORIE de l’ORIGINE PREHISTORIQUE
du cheval Camargue ?

.

La naissance de cette théorie date des études du professeur Toussaint en 1874, faites sur les ossements découverts à Solutré, de la comparaison rapide qu’il en fit avec ceux du cheval Camargue.

Cette ressemblance fut étayée par les études du professuer Duerst et popularisée au début de ce siècle ( en 1900) , par son ami le marquis Folco de Baroncelli-Javon qui demeure l’un des défenseurs de cette théorie d’une origine préhistorique.

Les raisons qui ont pu permettre le développement des différentes théories sur l’origine préhistorique du cheval Camargue sont les suivantes :
— l’ancienneté de la race, dont l’origine semble se perdre dans la nuit des temps
— sa très grande ressemblance avec les modèles préhistoriques
— la position géographique de la Camargue, réceptable de la vallée du Rhône, son isolement.

1/ Théories :
— elles prennent le nom de modèle préhistorique qui les ont inspirées
(a) : Le cheval de Solutré ; son descendant direct : Le Camargue

En 1874, le professeur Toussaint dans son traité sur le cheval dans la station préhistorique de Solutré, décrit cette race curieusement homogène ;
— taille 1,36 à 1,38 en moyenne,
— à tête grosse, atlas volumineux, encolure courte et grêle.
— la cavité articulaire des vertèbres dorsales est prononcée pour loger une côte volumineuse,
— les vertèbres lombaires sont fortes, les membres sont puissants

"nous avions pensé qu’elle pourrait se rapprocher de la race de la Camargue, mais la comparaison des deux squelettes fait voir immédiatement que le cheval de Camargue est beaucoup plus élancé, plus fin.
Quoique les deux sujets soient à peu près de même taille, les os du cheval de Solutré ont une plus grande largeur qui frappe au premier abord"

En 1875, un savant, Nicolas, découvrit sur la rive droite du Rhône, à deux kilomètres en amont d’Arles, un squelette de cheval (a) et un silex taillé en forme de couteau. " J’emportai avec moi les dents que j’avais dégagées de leur alvéoles qui me permirent d’établir les rapports qui existaient avec les espèces du dilluvium "

En 1876, Chantre et Lartet en comparant le squelette du cheval Camargue monté au muséum de Lyon avec celui de Solutré reconstitué par le professeur Toussaint ( chef de travaux à l’école vétérinaire de Lyon), constatant une ressemblance si frappante entre eux, os courts et trapus, tête grosse, etc..., qu’ils voient dans le cheval de Camargue le type vivant du cheval quaternaire.
Ils nient toute participation de l’arabe et du barbe dans la création de la race qui, pour eux, est autochtone et serait parvenue dans le delta à la suite dune migration Nord-Sud, le long de la vallée du Rhône.

Delchambre, dans son traité de zootechnie, image que le cheval de Solutré a donné naissance à deux types de races : des dérivés hypermétriques comme l’Ardennais et le Belge, des dérivés eumétriques, dont le Camargue :
" Les chevaux quaternaires étaient très abondants dans le bassin de la Saône. Le Camargue pourrait être le descendant le moins altéré, grâce a son genre de vie et à un milieu naturel qui ne l’ont point poussé vers l’amplification des formes"

On peut dire à l’appui de cette assertion, qu’il existe, non pas avec l’Ardenais et le Belge, mais avec le cheval de Bresse ( dont le berceau de la race est plus proche de Solutré) une ressemblance très nette avec le cheval Camargue, quand à la forme de la tête et à l’allure générale du corps.

Tarpan, Prjzwalski : ancêtre du Camargue ?

Le professeur U.Duerst, de Berne, se déclara absolument convaincu de l’origine préhistorique du Camargue.
D’après lui le cheval primitif du bassin Rhôdanien appartiendrait au type des steppes. Ce type aurait trouvé asile dans le delta , formé à l’époque de steppes et de bois, s’y serait perpétré.
Le Marquis de Baroncelli rassembla de nombreuses photographies en un tableau d’où se dégageait la ressemblance entre les chevaux Camargue , Prjwalskii, Tarpan, et les représentations rupestres de chevaux du midi de la France.

Monsieur Prat F. dans sa thèse " Recherche sur les équidés Pléistocènes en France" en 1968, décrit ainsi les chevaux Tarpan et Prjzwalskii :
Le Tarpan de steppes habite ( ou habitait) les déserts de Gobie et de Mongolie sur le Karakorum, le Sur Daria et le Tom. Ses plus ancien restes connus auraient été découverts dans le gisement russe de Pogoriellovka avec des vestiges archéologiques néolithiques ou mésolithiques.
Sa taille au garrot atteint approximativement 1,30 à 1,35. La tête, à front large et au museau court, montre un profil concave sous les orbites .
D’après Vetulani, le Konig polonais, dériverait du Tarpan des steppes ?

Le Prjzwalskii fréquente un territoire d’environ 20 000 kilomètres carrés situé sur la frontière sino-mongole. C’est un cheval d’assez petite taille, sa hauteur au garrot varie a peut près de 1,30 à 1,45 m, sa tête à face relativement longue et étroite, légèrement convexe chez les mâles âgés, droite ou légèrement concave chez les femelles.

Monsieur Henri Aubanel, impressionné par toutes les ressemblances du cheval Camargue avec les différents modèles préhistoriques, leur confie tour à tour la paternité de la race Camargue.

Dans le N° 98/99 de juillet-août 1965, de l’Information Hippique ; il conclut sans plus d’explication " on croit que le Camargue serait de type des steppes, exactement du Tarpan des steppes"

P.-S.

—(a) forme solutréenne
— (b) cette comparaison, m’a permis d’établir que le cheval Camargue n’est autre que le descendant des chevaux solutréen.

Il existe dans cet ouvrage un paragraphe intitulé : Critiques de ces théories, sur les mensuration excessivement précises sur :
— les phalanges, fémur, tibia, métatarsien, métacarpiens, radius, humérus de toutes ces races , qu’il en serait fastidieux a présenter et à lire.
— Le tout suivi d’une litanie de d’extrait d’une multitude d’auteurs ayant étudié ces équidés : Simonoff, Sanson, Truchet, Poulle, Cardini, Gayot, De Rivière, Delorme, Vallon, Rivoire, Villeneuve,

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