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Les Saintes et la mer en 1931... ;déjà.

vendredi 15 juillet 2016, par Bernard

Un article écrit par TAMARISSO pour le Toril N°335 du 05 décembre 1931

" Il faudrait tout un long article pour parler du danger grandissant qui plane sur les saintes Maries de la Mer. .
Il y a plusieurs mois que je n’y étais allé et j’ai été stupéfait des dégâts occasionnés par les premières tempêtes d’automne. La mer continue à grignoter les digues et les brises-lames qu’un entrepreneur « à demeure » remplace sans répit.
Ne parlons plus des premières digues installées avant, pendant et après la guerre, il n’en reste plus rien ou presque. " (...)

La dernière, celle qui fut achevée en en 1926, est maintenant insuffisante et par endroits, ceux les plus avancés, on commence à la renforcer par de nouveaux blocs de ciment armé.
Les derniers gros coups de mer ont bousculé de nouveau les blocs qui protègent la route de la mer, la route de l’Amarée et c’est une grande pitié de voir ces masses énormes pesant au moins une tonne, lamentablement désagrégées et ne pouvant plus servir à retenir quoi que ce soit.

Certes, ces digues multiples servent bien à quelque chose, car sans elles , la mer recouvrirait complètement les terres jusqu’au bien plus loin que que l’église et même que la statue de Mireille. Mais elles ne sauraient préserver toutes les sansouires environnant le village Santin, que ce soit vers le Vaccarès ou vers le Rhône et les eaux avancent tellement dans cette plaine en contrebas que de dessus le clocher de l’église on a l’impression que le village sera bientôt une presqu’île.
C’est une vision impressionnante.

La terre où le Marquis a du faire construire son nouveau mas ne doit pas résister plus de deux ou trois ans à l’invasion marine. Déjà les eaux sont venues heurter violemment les murs des cabanes et cela ne s’arrête pas là.
Les baïsses (1) du territoire de l ’Amarée, comme celles des Saintes sont, à chaque tempête envahies et, de florissantes quelles étaient autrefois, elles sont devenues complètement arides. Plus d’enganes (2) , à peine quelques tamaris qui retiennent le sable et font une digue naturelle, peu résistante hélas !

Combien d’années encore verrons nous les taureaux dans ces pays qui paraissent avoir été fait pour eux ?
Nous craignons ne pas en jouir longtemps de cette partie de la Camargue que nous aimons tant et qui, est en fait, le véritable sanctuaire de la tauromachie.

P.-S.

(1) et (2) voir dans le vade mecum

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