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Trouvé sur le Net.

La Camargue, fragile dentelle

lundi 26 octobre 2015, par Salva

Un article trouvé sur le journal "Le Monde".
Nous constatons, souvent, que la "presse parisienne " ne reflète pas souvent l’authenticité de chez nous.

A mon humble avis, ce n’est pas le cas de ce texte de Martine Valo agrémenté par les photos de François Deladerrière.
Technique, documenté, il aborde le fond du problème.
A lire absolument.

Source : http://www.lemonde.fr/

"« Le niveau des océans devrait monter de 40 à 80 centimètres d’ici la fin du siècle, mais cette élévation lente n’est pas ce qui menace le plus la Camargue. Il ne faut pas s’imaginer que la Méditerranée va s’insinuer jusqu’à Arles, à 40 km dans les terres, assure Mireille Provansal, qui a consacré quinze ans de son travail au delta, au sein du Centre européen de recherche et d’enseignement de géosciences de l’environnement.Les attaques des tempêtes, en revanche, vont être plus hautes, elles vont détruire les dunes restantes et entraîner davantage de submersions. »

D’autant que la terre, elle, recule. Vite. La faute en revient essentiellement au changement de comportement du Rhône. Celui-ci charriait environ 25 millions de tonnes de sédiments par an jusqu’à son embouchure il y a un siècle, contre 5 ou 6 millions de tonnes aujourd’hui. Tout a changé sur son trajet : l’agriculture de montagne a été abandonnée et les Alpes se sont reboisées, le puissant fleuve et son affluent la Durance sont entièrement endigués et freinés par des barrages. Résultat : sans cet « engraissement » des côtes, la mer emporte les plages au large ou bien les déplace vers les rares pointes qui au contraire progressent.
(...)
"Lors des tempêtes,la mer monte de plus en plus vite.Tant pis. Plus question d’investir dans une coûteuse lutte frontale. « Nous estimons qu’un à deux milliers d’hectares vont redevenir des sansouires, autrement dit des prés salés, tandis que les parties basses vont être submergées.
Jusqu’où ?
On ne le sait pas exactement », reconnaît-il.
« Certaines personnes ont les larmes aux yeux en venant ici, mais elles ne font pas le rapprochement entre le bouleversement de ces paysages et le réchauffement climatique, rapporte Gaël Hemery.
Certaines m’ont dit que j’étais un traître, confie-t-il, ému.
Mais moi qui suis camarguais, je n’associe pas cette évolution à la mort : des poissons marins remontent à nouveau jusqu’aux étangs et cet épi rocheux-là fera demain un bon récif sous-marin. »
"

Lire l’article dans son intégralité sur ce lien :
http://www.lemonde.fr/planete/visue...

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