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La Levée des Tridents (5 / 9)

Nos maintenances étaient tolérées.

jeudi 26 juillet 2012, par Bernard

Le cortège du matin.

Vers 10 heures, les gardians, dont quelques-uns, venus des lointaines manades de la Crau, ont dû passer la nuit à cheval pour se rendre, se réunissent sur la place de Arènes, et se groupent autour du fanion que le capitaine Grand tient fièrement fixé à la hampe de son trident, ce fanion aux couleurs du Languedoc, rouge et or, porte le devise fameuse «  TOULOUSO E AVIGNOUN  », qui fut lors des invasions médiévales le cri de ralliement des populations Occitanes, au cours des luttes sans merci qu’elles eurent à soutenir contre les envahisseurs.

Il est encadré par une garde d’honneur composée de messieurs :
-  le Marquis de Baroncelli-Javon et
- Bernat de Montaut-Manse.
Derrière eux, les cavaliers se placent en double file, ce sont :
-  Alphonse Arnaud, manadier et son fils ;
-  Louis Robert, manadier ;
-  Nourry, baile gardian de la manade Combet-Granon ;
-  Pierre Guillerme, manadier ;
-  Louis Berrard, bayle gardian de la manade Viret ;
-  Raynaud, manadier ;
-  Verrieux, manadier ;
-  René Chabaud, gardian ;
-  Louis Coursol, dit "le camard", gardian ;
-  Maxime Granier, gardian ;
-  Xavier Rancher, gardian ;
-  Louis Perrier, gardian ;
-  Marius, de l’Etourneau, gardian ;
-  Jean Berard, trésorier de la Nacioun Gardiano ;
-  Josephd’Arbaud, écrivain, d’Aix en Provence ;
-  Jacques Mathieu, du Cailar ;
-  Mathieu Martin d’Aimargues ;
-  Pioch, d’Aimargues ;
-  Gabriel Brun, d’Aimargues ;
-  Crouzet, d’Aimargues ;
-  Charles Guillerme d’Aimargues ;
-  Henri Bernard, d’Aimargues ;
-  André et Emile Fontanieux d’Aimargues ;
-  Pierre Vedel, d’Aigues-Vives ;
-  Paul Hébrad d’Aigues Vives ;
-  Franck Bonfils, d’Aigues-Vives ;
-  Charles Reynaud, d’Aubais ;
-  René Maurel, d’Aubais ;
-  Alphonse Dubourguier, d’Avignon ;
-  Morille Mercier,de Baillargues ;
-  Vidal de Beauvoisin ;
-  Maurice, de Beauvoisin ;
-  Aimé Vigouroux de Beauvoisin,
-  Edgard Rouvin, de Beauvoisin ;
-  Olivier Brun, de Lunel ;
-  Gilbert Nouguier, de Gallargues ;
-  Manset, de Gallargues ;
-  Raoul Muret, de Gallargues ;
-  Londès de Générac ;
-  Edward Amphoux, de Générac ;
-  Georges Aubert, de Générac ;
-  Zoël Bosc de Générac ;
-  Guillermet de Marsillargues ;
-  André Roger de Marsillargues ;
-  Eugène Contrepas, de Marsillargues ;
-  Albert Cornut, de Marsillargues ;
-  Emile Pascal, de Milhaud ;
-  Bestieu, de Saint Géniès des Mourgues ;
-  Fernand Dusfour, de Saint Gilles ;
-  Max Florentin, de Saint Laurent d’Aigouze ;
-  Marc Rouvillain, des Saintes Maries de la Mer( futur manadier) ;
-  Jaume, président du club taurin d’Uchaud ;
-  Théophile Chauvet, d’Uchaud ;
-  Albert Marc, de Vauvert ;
-  Albert Soulet, de Vauvert ;
-  Sarrus, de Vauvert ;
-  René Bouzanquet, de Vauvert ;
-  Blatière, de Vergèze ;
-  Beaucourt, de Calvisson ;
-  Pignan, de Calvisson.

Malgré les recherches de Monsieur de Baroncelli, et la note insérée sur sa demande par tous les journaux du Midi ; il nous a été impossible de nous procurer les noms d’une cinquantaine de cavaliers qui, tout en ne faisant pas partie de la Naciuon Gardiano, s’étaient joints à elle spontanément.
Nous regrettons très vivement de ne pouvoir, par suite de cette circonstance absolument indépendante de notre volonté, les désigner ici individuellement.

A la suite de la Nacioun Gardiano le cortège s’organise, il comprend le Florilège d’Avignon, très brillamment représenté par une importante délégation, parmi laquelle : Mr Fabre, Cabiscol, et Boeuf ; ancien Cabiscol, Mr Frédéric Mistral, neveu, impérieusement retenu à Maillane, n’avait pu à son grand regret les accompagner, et c’était fait excuser ; de nombreux clubs taurins, dont plusieurs venus avec leurs bannières, et quantité de sociétés, dont la Nemausa, auxquelles se joignent un nombre très considérable d’aficionados indépendants.

La manifestation se rend par le boulevard Victor Hugo et la rue Saint-Mathieu, au domicile de Gaston Audry, Président de l’Union Taurine Nîmoise, ancien président de la Fédération, qui prend place dans un landau en compagnie de Messieurs Passemard, président actuel, Villaret et Pujolas, conseillers généraux du Gard.
Les gardians Joseph d’Arbaud et Jean Berard, se placent de coté et d’autre de la voiture et le défilé se continue le long des boulevards qu’il parcourt en marquant un léger arrêt devant la maison occupée par Mr Reinaud, un des avocats qui doivent prendre la parole pour la défense ; et devant la Mairie, où il passe saluer le Maire qui s’est formellement engagé à démissionner dans le cas où la S.P.D.A. réussirait à obtenir l’interdiction des corridas.

Pour terminer, le cortège retourne sur la place des Arènes, qui rapidement est noire de monde. Le Nîmois Bernard de Montaut-Manse, Avocat et Félibre, se détache alors des rangs de la Nacioun Gardiano. Il s’avance dans la foule, et, trident au point, prononce un magnifique discours en Provençal dans lequel il exalte superbement la race et le pays, et exprime sous une forme impeccable des pensées très fines et très profondes. Sa voix s’élève inspirée et dominatrice dans le silence religieux qui soudain s’établit.
La tempête d’applaudissements qui souligne son discours, prouve à l’orateur qu’il a su se faire l’éloquent interprète des voeux et des convictions de tous les assistants.
La manifestation de la matinée est achevée ; l’on se prépare en se donnant rendez-vous pour l’après-midi.

Première mise en ligne le 26 janvier 2005

P.-S.

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