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Noms provençaux ou d’origine provençale de nos cocardiers. (1/2)

mardi 17 avril 2012, par Simbèu

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils sont nombreux et c’est tant mieux...

Remarques :
- seuls le manadier, le parrain et quelques proches de la manade connaissent le sens exact et la raison du nom donné.
- les noms féminins francisés sont écrits avec un accent grave et un "e" au lieu d’un "o" (bugadière au lieu de bugadiero).
- certains mal orthographiés sont corrigés (grasiha et non grasilla)-
- TDF = Trésor Du Félibrige de F. Mistral.

NB : Les noms suivis d’un astérisque renvoient à des précisions du Vade Mecum.

A : Acantin (chardon bénit), Afouga (passionné), Agalous (plante épineuse à fleurs roses dite "arrête-bœuf"), Agantoun (pas dans TDF : d’aganta : attraper), Agasso (pie), Agassoun (jeune pie), Aigo Sau* (eau salée, saumure), Aigouso (de Saint-Laurent d’Aigouze ?), Agouti (pas dans TDF mais agouta : tari, mis à sec), Argelas (genêt épineux), Arlaten, Arlatenco (Arlésien, Arlésienne, d’Arles), Arpian (avide, voleur, escroc), Avise (pour Aviso *, attention).

B : Babau (croquemitaine, être imaginaire), Badaire (spectateur, badaud), Badarello (spectatrice, badaude), Bagna (mouillé), Bajan (plat de légumes ou badaud. Sobriquet des habitants de Marsillargues), Banaru (cornu), Bandoulié (brigand ou garde de ville), Bardié (ouvrier briquetier), Barraié (ouvrier qui fait des barils, mesureur de vin, porteur d’eau), Bàrri (rempart), Bartavello (perdrix royale), Bartavèu (étourdi, capricieux), Bastidon (petite ferme), Becaru (flamand rose), Belas (superbe, bellissime), Belèu (peut-être), Bello (belle), Belòri (bijou), Bélugue (de belugo : étincelle), Belvesin pour Bel ou Bèu-vesin (beau voisin), Benesi (béni), Bènvengu (bien venu), Beuloli (pour "Béu-L’òli", littéralement : boit l’huile ; nom donné au hibou des clochers), Bòri (cahute, masure), Bouchard (qui a le museau noir ou d’une couleur autre que le reste du corps), Boucabèu* (belle bouche), Bouffarel (joufflu), Bóumian, Bóumiano (bohémien, bohémienne), bouvino- bouvine*, Bramaire (hurleur), Bravous (brave), Bugadière (de bugadiero : lavandière).
C : Cabanen (de Cabannes), Cabanié (qui vit dans une cabane), Cabiscou (capiscol : chef d’une école félibréenne), Cabrian (frelon), Cabrit (chevreau), Cabussaire (plongeur), Cabussau, (grèbe castagneux), Caillet (pour caiet : grivelé, bicolore), Cailaren, Cailarenco (du Cailar), Calendau (de Noël), Calabrun (crépuscule), Calandrin (jeune alouette), Calèu* (lampe à huile), Calinous (chaud), Camai (camail), Camelou (petit chameau), Camelun (monticule, promontoire), Campanié (sonneur de cloches), Campardin (fanfaron), Campèstre (terrain inculte), Campouseu (pour Campaucéu : nom de lieu sur le canal de Fumemorte [1], Canalet (petit canal), Candello (chandelle), Canestèu (corbeille ronde en osier), Capelan (prêtre), Capoulié (président, chef), Caraque* (pour caraco : bohémien), Cardeline (chardonneret), Carretié (charretier), Carroubié (caroubier), Cascavèu (grelot), Cassaben pour Casso-Bèn : chasse bien), Castagno (châtaigne), Castelas (grand château), Castelet (petit château), Cat-Negre (chat noir), Catouli (catholique), Cavau (cheval), Cetòri (Sétois), Charmantoun (charmant, gracieux), Chipo (toton, espèce de toupie en Languedoc), Cigalié (où foisonnent les cigales, étourdi. Sobriquet des habitants de Châteauneuf du Pape), Cigaloun (petite espèce de cigale), Co-Blanco (queue blanche), Conse (maire), Coudoulié (pas dans TDF mais coudoulous : caillouteux), Coudoun (coing), Courrejau (pas dans TDF mais courrejo : courroie), Coutar (espèce d’escargot), Coutet-Negre (garrot noir, voir Coutet*), Couvadou (couvoir), Craven, Cravenco (de la Crau).

D : Daillon (de daioun : petite faux), Dansaire (danseur), Dardaioun (ardillon, aiguillon, dard), Desbana (décorné), Desbrouta (ébourgeonné, cornes dépointés ?), Dilun (lundi), Dindoulet (jeune hirondelle ou fluet, frêle), Droulas (garçon déluré).

E : Eigadié (surveillant des eaux), Eiraguen (Eyraguais), Engane* (salicorne), Envela (envoilé : on pourrait tendre une voile entre les cornes), Escapa (échappé), Escapaire (qui s’échappe), Escoulan (écolier), Espeloufi (ébouriffé, échevelé), Espigau (épi), Esquiloun (grelot, clochette), Estela (étoilé), Estepous (pas dans TDF mais estoupous : coriace), Estrelloun (contraction de est pour estello - étoile - et de oun pour sabatoun, du raseteur Sabatier).

F : Fanau (fanal), Fanfaroun (fanfaron), Fangas (bourbier), Fangassié (oiseau des marais : râle d’eau), Fangous (bourbeux), Farot (coquet), Fauvet (de couleur fauve), Felibre* (félibre), Felli (pour Fèli ou Fèlis : Félix), Felipoun (diminutif de Felip : Philippe), Festaire (pour festejaire : fêtard), Festejaire, Figaret (lieu planté de figuiers), Flambard (fringant), Flòri (florissant, triomphant), Fourcaten, Fourcatenco (de Fourques), Fourmigo (fourmi), Frai et Lou Frai (frêne, frère ou effroi).

G : Gabejaire (ou Capejaire : qui secoue la tête, qui menace de la tête), Gabian (goëland, mouette), Galino (poule), Gagnau (pas dans TDF : ?), Gaillardet (pour Gaiardet : bien portant), Galant (galant), Galapian (goinfre, glouton, mauvais sujet), Galavard (vorace, goulu, fainéant), Galinié (poulailler, marchand de volaille), Galipan (de grande taille), Gandar* (vaurien), Gàrri (rat), Gastaboi (gâte bois), Gau-Galin (de gau, coq et galino, poule : taureau aux allures de vache), Gavot, Gavoto (qui vient de la montagne), Generous (généreux), Gimère (pour gimerre : hybride ou rétif, ou pour gimerro : monstre fabuleux), Gòbi (petit poisson de mer), Grand-Mar (grande mer), Grasiho (grille), Grasilla (de grasiha : grillé), Graulen (du Grau du Roi), Greffat (pas dans TDF : ?), Gregau (grec : vent de nord-est, voir la Rose des Vents*).

H : Hérissoun (au lieu de eirissoun : hérisson).

I : Imagié (marchand d’images).

J : Jaumeto (Jacqueline), Jougaire (joueur), Jounglaire (jongleur).

L : L’Antifo * (qui court la prétentaine, vagabond), Lebraud (levraut, jeune lièvre), Lesert (lézard), L’Estamaire (l’étameur), L’Estrambord (l’enthousiasme), Levant (levant, est), Levènti (fanfaron), Listoun (petite bande de tissu, de terre...), Lou Baou (ou Bau : le toqué, le fou), Lou Bàrri (le rempart), Lou Bèffi (qui a la mâchoire inférieure plus avancée que la supérieure), Lou Bouquet (le bouquet), Lou Bret (le bègue), Lou Castelas (le grand château ou grand nuage qui en a la forme), Lou Coumtable (le comptable), Lou Cran (le bravache ; avec un "c" à la fin : le crabe), Lou Frisa (le frisé), Lou Gai (gai, agile ou geai), Lou Gau (le coq), Lou Guerle (le bigle, qui louche), L’Oulivastre (l’olivier sauvage), Lou Marqués (le marquis), Lou Mège (le médecin), Lou Païs (le pays), Lou Pantai (le rêve), Lou Para (l’apprêté, le paré, le distingué), Lou Pastre (le berger), Lou Pèi (le poisson), Lou Petassa (le rapiécé), Lou Piou (pas dans TDF : ?), Lou Pounchu (le pointu), Lou Pounènt (le couchant, l’ouest), Lou Prouvènço*, Lou Razil (pas dans TDF : nom local d’un ruisseau passant chez Saint-Pierre), Lou Renaire (le râleur), Lou Saquet (le sachet ou un vaurien), Lou Sar (l’avare), Lou Siblaire (le siffleur), L’Oustalet (la petite maison), Lou Taca (le taché), Lou Tai (le tail), Lou Vergan (le brin d’osier), Lou Vèri (variété d’escargot, sobriquet des habitants de Vergèze), Lou Vibre (le castor), Lou Vira (le tourné), Lucian, Luciano (Lucien, Lucienne), L’Uiau (l’éclair).

Voir la suite : Noms provençaux ou d’origine provençale de nos cocardiers. (2/2)

Notes

[1] camp-aucéu = champ aux oiseaux, hypothèse proposée par Badau

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