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La Politesse Provençale - années 1935 - (10/11)

jeudi 14 juin 2018, par Salva

Extrait de « Souto la tiare d’Avignoun », récits papalins et Camarguais, parus en 1935.

A propos des montures...

"Les Gardians ne montent jamais de juments, disant que toutes les femelles constituent un méchant bétail.

Ils ne montent qu’avec la plus grande répulsion sur un cheval habitué à être attelé.

Atteler, dans les derniers temps de sa vie, un vieux cheval camarguais dont la vaillance est connue devient un crime suivant l’étiquette gardiane et, si l’on demande à ce sujet le conseil d’un gardian, il répondra, suppliant :
« Oh ! ne lui enlevez pas son honneur ! »

Si parfois, en un cas extraordinaire, un gardian se voit dans l’obligation de faire servir sa monture de renfort, il l’attellera par la queue, ainsi elle n’aura pas été souillée par un collier.

Lorsqu’un cheval a acquis une grande célébrité, on l’enterre sellé, bridé, un trident à ses côtés.

Tel est le cas du fameux Rouge de Virgile, lequel vivait il y une quarantaine d’années (1935, NdR) et qui, dit-on en Languedoc, « dort avec tout son harnachement près de la Fontaine des Monticules couverts d’herbes ».

Les ciseaux ne doivent pas effleurer un cheval de gardian, et il ne devait, il y a peu de temps encore, pas connaître l’étrille.

Enfin, un lasso de crin peut être donné, mais non vendu."

Photo 1913

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