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Pour que vivent nos Courses libres (2/2)

dimanche 8 juillet 2018, par Bernard

Extrait de "L’écho du Vidourle" du 10 sept 1922 .

Article signé CG.

Pour aujourd’hui, voici donc une idée entièrement personnelle .

Le règlement établi par la fédération me semble plus que jamais nécessairement applicable « après peut être quelques légères modifications, mais avant tout, il faut que toutes les municipalités des villes et villages où ont lieu des courses, l’acceptent et l’imposent. Ce n’est que dans ces conditions que ce règlement pourra produire son effet. "

Si ce règlement est strictement suivi , personne n’aura plus aucun droit de supprimer, puisque l’article 3 paragraphe 2 dit : « que le montant de la cocarde sera intangible »
Ce qui, par conséquent, défend a quiconque de supprimer la cocarde avant l’enlèvement des rubans.

Voilà un point clair et net facilement tranché.

Côté raseteurs, je veut me mettre de l’avis que nous ne devons pas les payer « il s’agira alors de trouver des raseteurs volontaires, il y en a, cela est vrai, mais que personne ne pourra obliger de courir le jour où il leur plaira, pour faire rager le public, de venir en tenue de simple spectateur, ou bien encore, si voulant courir, ils ont la veine de décocarder au premier coup comme le fit un raseteur le 6 août à Beaucaire, personne ne pourra les empêcher d’aller se reposer sur la barrière »

Dans le cas de non paiement, il faudra réunir impresarios et organisateurs, afin que tous prennent l’engagement de ne rien donner aux raseteurs mais de primer les cocardes suivant la valeur combative du taureau.
Ce point sera très délicat car les intérêts des directeurs et des raseteurs seront difficilement mis d’accord, alors quel jugement prévaudra ?

D’autre part, chacun sait que tout travail mérite salaire.
Je ne vois pas très bien des raseteurs qui auront travaillé consciencieusement tout un après midi, qui auront exposé leur intégrité pour notre bon plaisir à nous spectateurs, s’en retourner bredouilles, si la déveine les poursuivant , ils n’ont pu raccrocher une seule cocarde.
Et alors dans ces conditions il serait juste de faire rentrer en application l’article 4 du règlement qui dit :
« le jury pourra disposer à sa guise du montant des primes non enlevées, soit en les versant à une caisse de secours, ou, en les distribuant aux raseteurs qui, ayant satisfait les aficionados, auraient été malheureux pendant la course »

La roulette que certains préconisent, à mon avis lèse trop les intérêts des raseteurs sur lesquels, malgré tout, nous devons compter, si réellement nous voulons sauver la course libre.
Entre deux maux il faut choisir le moindre, dans tous les cas, nous avons besoin de bien réfléchir, car avant de démolir nous devons savoir si nous serons capable de remettre ensuite la chose sur pied.

En résumé, je crois que tout ce qui précède avait besoin d’être dit. Pour le moment l’acceptation et l’application stricte du règlement actuel peut très bien mettre les choses au point.

Essayons d’abord cette application comme il faut, avant de chercher autre chose, cela n’a jamais été tenté sérieusement, nous verrons bien par la suite si d’autres modifications peuvent et doivent y être apportées.

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