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Si la bouvine m’était contée (26/26)

vendredi 13 novembre 2020, par Bernard

Une étude de Alain Carbonnier

INTERDICTION A MONTPELLIER

Le 06 juin1876, monsieur Cartier, loueur de voiture, adresse au maire de Montpellier une demande :

« Monsieur le maire,
Je viens vous prier, si vous voulez m’accorder l’autorisation de faire construire une arène pour une entreprise de courses de taureaux sur la route du Pont Juvenal, ou dans l’enclos René
 [1] »

Il s’engage à respecter toutes les conditions de sécurité et a verser trente francs pour les pauvres par représentation.

Le 8 juin le maire en informe le préfet, donnant un avis défavorable :
— « je pense qu’il n’y a pas lieu de favoriser, par une autorisation, un établissement de cette nature, surtout dans une ville où le goût de ces spectacles n’existe pas encore et où il importe par conséquent, de sauvegarder les habitudes et les mœurs des influence fâcheuses qui en sont le résultat inévitable » [2]

Le 14 juin 1876, une minute de lettre du préfet, en réponse au maire, adopte cet avis défavorable.

Défavorable car les courses continuent à inquiéter, malgré tout, d’autant plus qu’elles suscitent des attroupements pouvant être utilisés par les « radicaux ».

Certes nous sommes loin de la répression de 1851, mais les craintes subsistent, comme en témoigne le télégramme du maire de Lunel, au préfet, où il demande carrément l’interdiction de la course.
Pour le maire de Lunel , "la course est un plan des radicaux pour troubler l’ordre public, si le résultat du vote leur est contraire".

D’autre part, quelques municipalités passent par-delà l’autorisation préfectorale et sont l’objet de procès-verbaux.

— Le 11 août 1878, procès-verbal est dressé contre le maire de Pérols, une course ayant eu lieu, sans passer par l’autorisation du préfet.

— Les 2, 3 et 4 septembre 1878, il en est de même pour le maire de Marsillargues, la course étant donnée, sans l’autorisation préalable, par l’autorité locale.

— Le 6 septembre 1878, procès-verbal à Bassaget Louis « président du cercle du café du Pavillon » à Lunel.

— Les 7 et 22 septembre 1878 à Bouzanquet Barthélémy, président de la lyre de Marsillargues

Ce sont là les derniers sursauts de la répression des courses, assez dérisoires il est vrai.

Les courses de taureaux ont désormais conquis le droit de cité dans notre région

Notes

[1] Archives départementales de l’Hérault (dossier 40M36)

[2] Archives départementales de l’Hérault (dossier 40M36)

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