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Si la bouvine m’était contée (4/26)

mercredi 30 septembre 2020, par Bernard

Une étude de Alain Carbonnier

LE PEUPLE DE NIMES AIME BEAUCOUP …..

- LE PEUPLE DE NIMES AIME BEAUCOUP …..

Dès le 18e siècle donc, ces courses sont implantées dans notre région. Peut être même y en avait-il aux 16e et 17e siècles ?

Les archives sont quasi muettes à ce sujet, mais Jules Verran, dans un article de 1937 12 nous raconte que Louis XIV, sur requête du parlement de Toulouse, interdit aux Beaucairois de donner des courses de taureaux sur la place de la charité.
Le parlement de Toulouse avait été saisi, en effet, d’une plainte des religieux Capucins ( dont le couvent se trouvait sur cette place) qui faisait valoir, qu’en cette année 1655, pour la Saint Jean on avait construit des « retranchements, barricades et échafauds ».
Il y aurait eu du sang sur les murs, dû aux blessures des taureaux les plus meurtris, et un tel bruit que l’office dut être annulé.
En 1656, Louis XIV aurait interdit de faire des courses en ces lieux.

Un seul témoignage du 16e siècle, cité par Freddy Tondeur 10 celui d’un chroniqueur qu’aurait écrit, à propos des amusements des fermiers dans des arènes improvisées « c’est là un bon jeu, car il maintient agiles et courageux les valets de ferme et les bergerots  ».

Les différents témoignages sur les courses de taureaux, à cette époque, les décrivent avant tout comme des jeux improvisés où chacun s’amuse à sa façon.
Il faudra attendre le milieu du 19e siècle pour voir apparaître les premières courses exclusivement à la cocarde qui, peu à peu, se transformeront en spectacles codifiés avec des règles strictes, tels que nous pouvons les voir de nos jours.

Dans un remarquable travail sur les archives départementales du Gard, H. Chobaut écrit : à la fin du 17e et sans doutes depuis fort longtemps le peuple de Nîmes aimait beaucoup la course à la corde, ou à la bourgine * .

Toutes les fois qu’on amenait aux abattoirs un taureau de Camargue, voire un bœuf paisible, la foule se saisissait de l’animal et lui faisait parcourir au galop rues et places de la ville, tandis qu’une corde (la bourgine) le maintenait et permettait de l’arrêter s’il devenait dangereux.

Lors de fêtes ou de cérémonies publiques l’on donnait de temps en temps sur une place barrée et entourée d’installations de fortune des courses libres, des courses de cocarde ou au mannequin 11, parfois une ferrade 12,.

P.-S.

—10 Freddy Tondeur "Camargue et pays d’Arles"
— 11 Il s’agit de présenter des mannequins de bois ou de paille au taureau et de s’enfuir laissant le taureau s’acharner sur ces mannequins
— 12 H,Chobaud "Les courses de taureaux à Nîmes au début du 19e siècle"

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